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Victoire pour Jay Z, accusé d'avoir plagié dans Big Pimpin'

Jay Z... (PHOTO AP)

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Agence France-Presse
Los Angeles

Une juge de Los Angeles a donné raison mercredi au rappeur américain Jay Z et au producteur Timbaland, qui étaient accusés par l'héritier d'un compositeur égyptien d'avoir plagié l'air de flûte qui accompagne le hit Big Pimpin'.

Après une semaine de témoignages croisés, la juge fédérale Christina Snyder a débouté l'héritier du compositeur égyptien Baligh Hamdi.

La chanson Big Pimpin' (1999) figure sur l'album Vol 3... Life and Times of S. Carter (le vrai nom de Jay Z est Shawn Carter), et comporte un air oriental à la flûte répété sur tout le morceau.

Le neveu de Baligh Hamdi, Osama Fahmy, affirmait qu'une chanson composée par son oncle, Khosara Khosara, avait été utilisée dans Big Pimpin' sans demande préalable d'autorisation de la part de Jay Z ou Timbaland.

Cette musique instrumentale avait été composée en 1957 pour accompagner le film égyptien Khosara, Khosara (1960).

Timbaland a admis l'avoir trouvée sur un CD non identifié, affirmant avoir pensé qu'elle était tombée dans le domaine public.

L'entourage de Jay Z avait rapidement tenté de désamorcer la controverse, en versant dès 2001 100 000 dollars au label EMI Arabia, qui détenait les droits du film. Ce montant avait été partagé avec les héritiers de Baligh Hamdy, mort en 1993.

Osama Fahmy avait tout de même décidé de poursuivre les deux stars du rap, estimant que l'accord de l'époque n'avait pas de valeur aux yeux de la loi égyptienne.

«Mon client est satisfait et reconnaissant de la décision», a commenté mercredi l'avocat de Jay Z, Andrew Bart.

Dans ses propos liminaires la semaine dernière, l'avocat de Fahmy, Pete Ross, avait déclaré que Baligh Hamdy était un homme élégant qui aurait été «horrifié» d'apprendre que sa musique avait été combinée aux paroles «vulgaires» de Big Pimpin', au contenu hautement sexuel.

En mars, dans un litige similaire, Pharrell Williams et Robin Thicke avaient été condamnés à verser 7,4 millions de dollars aux héritiers de la légende du soul Marvin Gaye. Ils étaient accusés d'avoir plagié son titre Got to Give It Up dans le tube Blurred Lines. Le montant a été réduit de deux millions de dollars en appel.

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