Plamondon, le spectacle interactif

Gregory Charles et Luc Plamondon se sont associés... (PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE)

Agrandir

Gregory Charles et Luc Plamondon se sont associés pour la création du spectacle Plamondon, dont la première aura lieu en septembre dans le Qube.

PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Depuis 10 ans, Luc Plamondon a souvent discuté de la possibilité de monter un spectacle basé sur ses chansons avec les plus importants producteurs montréalais, mais rien n'a abouti. C'était avant que l'auteur croise Gregory Charles dans son théâtre Qube en décembre 2014.

« Gregory m'a dit : "Moi, je vais le faire !" Pas besoin de trouver de salle, de metteur en scène, il me dit : "Je suis tout ça", racontait hier l'auteur de Starmania et Notre Dame de Paris lors de l'annonce de la création de ce spectacle qui s'intitulera simplement Plamondon. Gregory était tellement enthousiaste que je n'ai pas pu résister. Et, six mois plus tard, on aura un spectacle. »

Cette création, dont la première en septembre sera précédée d'une série d'avant-premières présentées au Qube en alternance avec le spectacle Vintage à compter du 16 juillet, tiendra du spectacle interactif qui est devenu la marque de commerce de Gregory Charles. Le public de chacune des représentations pourra choisir au préalable, parmi environ 80 chansons dont Plamondon a écrit le texte, celles qu'il veut entendre et le programme de la soirée sera fait en fonction de ce sondage.

Pour interpréter à leur façon ses chansons pour la plupart très connues, Charles et Plamondon ont choisi cinq chanteurs : Johanne Blouin, Brigitte Boisjoli, Marie-Ève Janvier, Jean-François Breau et Martin Giroux. Ils seront entourés d'un groupe de musiciens dont quelques-uns du groupe qui accompagne Charles dans son spectacle Vintage, d'une section de cordes et d'un choeur de 24 voix. Chaque soir, un invité surprise se joindra aux cinq chanteurs.

« Au début, probablement des chanteurs qui ont déjà chanté mes chansons, mais peut-être aussi d'autres pour qui je n'ai pas écrit, dit Plamondon. 

« Si Nanette [Workman] vient, elle va chanter Naziland ou Call-girl ou les deux ; Charlebois, J't'aime comme un fou ou Les talons hauts, mais ça serait le fun qu'il chante autre chose en plus. Coeur de rockeur, par exemple. »

« Les plus grands chanteurs d'ici ont chanté Plamondon, renchérit Gregory Charles. Ça m'intéresse d'avoir Nanette, Céline Dion, Isabelle Boulay ou Marie Denise Pelletier, mais je suis aussi intéressé d'avoir Pierre Lapointe, Daniel Boucher, Nadja ou Ariane Moffatt. »

Charles savait depuis quelques années que des producteurs voulaient monter un show avec les chansons de Plamondon, mais c'était, dit-il, un concert d'un soir en guise d'hommage : « Moi, les hommages, ça ne m'intéresse pas. On veut célébrer ses chansons qui sont vivantes. Les gens vont apprendre que Garou y a participé et ils vont se dire que la prochaine fois, ça pourrait être Bruno Pelletier. Je veux créer un genre de buzz autour des chansons de Plamondon, l'ambassadeur par excellence de la chanson francophone pour les Français et pour nous. »

S'il obtient le succès escompté, le spectacle Plamondon pourrait permettre à Gregory Charles d'implanter un théâtre Qube en France. « Je sais très bien que je ne peux pas aller en France faire 250 représentations de Vintage, je n'y suis pas connu, mais peut-être que je peux débarquer en France avec deux shows de Plamondon et un de Vintage par semaine. Et qui sait si un Rachid Badouri, très présent en France, n'aurait pas le goût dans son prochain show d'avoir une partie d'interactivité ? »

Le grand projet de Plamondon

Plamondon ne s'en cache pas, son grand projet, sur lequel il planche depuis une dizaine d'années, est tout autre : monter un spectacle avec les musiques de Rosamunde de Franz Schubert sur lesquelles il est à écrire des textes.

« C'est tout structuré et j'ai complété 60 % de l'écriture », dit Plamondon. Il ajoute qu'il a une entente avec l'OSM, des dates réservées à la Place des Arts et un « gros producteur ». La création doit se faire dans le cadre des Fêtes du 375anniversaire de Montréal en novembre ou décembre 2017, mais Plamondon trouve que ça n'avance pas assez vite à son goût.

« On l'a mis dans les Fêtes de Montréal et je commence à le regretter parce que ça fait six mois qu'on doit me donner une réponse et je n'en ai toujours pas, dit-il. Ils m'envoient des lettres en disant : "Vous vous êtes démarqué". Franchement ! Ils ont commandé des choses à différents créateurs et ç'a reviré en concours. Si j'avais su ça, je n'y serais pas allé.

« On m'a demandé en haut lieu aux Fêtes de Montréal si je pouvais garantir que ça serait aussi fort que Notre Dame de Paris et Starmania. »

« Je ne savais pas que j'écrivais quelque chose d'international quand j'ai fait ces shows-là, mais ce que je sais, c'est qu'on ne peut pas faire plus international qu'avec Schubert et que parmi les auteurs de comédies musicales en français, je suis le seul qui a eu un succès international. »

Plamondon se demande aujourd'hui s'il ne devrait pas plutôt faire de sa Rosamunde une comédie musicale pop-rock qui serait créée en France comme Starmania et NDP. Gregory Charles est très intéressé à s'associer à pareil projet.

« Gregory trouve que je suis fou de vouloir en faire un opéra plutôt que d'amener Schubert au XXIsiècle, raconte Plamondon. Il n'est pas le premier à me dire que d'entendre ces chansons chantées par des chanteurs d'opéra, même si je mettais mes textes dessus, ça serait simplement normal. Je pourrais peut-être faire les deux, le pop-rock et l'opéra, mais si j'en privilégiais un, ça serait toujours plus facile de revenir du pop au lyrique comme on l'a fait avec Starmania. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Arts

Tous les plus populaires de la section Arts
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer