A-Trak fier de rentrer chez lui

Le DJ A-Trak a notamment collaboré avec Kanye... (Photo tirée de la page facebook de l'artiste)

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Le DJ A-Trak a notamment collaboré avec Kanye West, Drake et Armand Van Helden.

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L'étiquette Fool's Gold, qu'A-Trak, alias Alain Macklovitch, exploite à Brooklyn depuis 2007, n'en est pas au premier événement musical qui porte sa signature. Dans les premières années de Fool's Gold, le DJ s'est produit à la SAT et au Métropolis avec ses acolytes. Mais le Fool's Gold Homecoming de dimanche est d'une tout autre envergure.

«Ça fait quelques années que je tenais à amener ce genre de block party à Montréal, dit A-Trak au téléphone. J'arrive ici avec mon propre plateau, assez varié musicalement, et toute notre direction artistique, qui guide jusqu'à l'esthétique de notre affiche et de nos flyers

De 14h à 22h dimanche, A-Trak et sa bande animeront en musique le site principal du festival Mural sur le boulevard Saint-Laurent, au nord de Sherbrooke, pendant que des artistes visuels feront les dernières retouches à leurs oeuvres sur place.

Les Américains Rome Fortune, Post Malone et Nick Catchdubs (cofondateur de Fool's Gold), le jeune Français STWO et les Montréalais Shash'U, High Klassified, Simahlak et Dave Luxe s'y produiront tour à tour avant de céder la place à A-Trak en fin de soirée.

Un rapprochement avec Montréal

Même si on ne l'a pas beaucoup vu à Montréal depuis 2012, à l'exception de quelques DJ sets qu'il a donnés notamment au New City Gas, A-Trak n'a jamais cessé de s'intéresser à la scène musicale d'ici.

High Klassified n'aurait pas dû s'étonner quand il a reçu un courriel d'A-Trak l'invitant à rejoindre l'écurie Fool's Gold. C'est un peu le devoir de tout DJ curieux et recruteur de talents de s'intéresser à ce qui se fait de nouveau en musique, rappelle A-Trak.

«Quand il y a du talent neuf de Montréal, ça m'intéresse particulièrement parce que j'ai grandi ici et que j'y suis attaché. Il y a tellement de bonne musique qui sort de Montréal depuis quelques années!»

L'artiste-entrepreneur constate que la scène musicale montréalaise a beaucoup évolué depuis son départ. Ces dernières années, il s'en était un peu éloigné, reconnaît-il, très sollicité qu'il était dans la foulée de la nouvelle popularité de l'EDM aux États-Unis.

«Ça a vraiment explosé aux États-Unis et ça se passe super bien en Europe, en Australie et en Asie, mais ça a évolué dans une direction un peu différente à Montréal, où la musique électronique n'était pas un phénomène aussi nouveau qu'aux États-Unis. Puis, il y a eu cette explosion à Montréal, avec des gars comme Lunice et Kaytranada et leurs acolytes comme High Klassified et Shash'U qu'on a ramenés chez Fool's Gold. Toute cette scène-là a permis un rapprochement avec ce que je fais comme DJ et avec Fool's Gold. Du côté de Fool's Gold, on s'est reconnectés à nos racines hip-hop. Ce concert de Homecoming nous donne l'occasion de renouer avec nos racines et de rétablir des liens.»

Plus que jamais, tout est possible pour celui qui a déjà collaboré avec les pointures que sont Kanye West, Drake et Armand Van Helden: «C'est ça qui est fantastique dans le rôle des DJ, de nos jours. Nous sommes des connecteurs. Je peux aller connecter vers le haut ou vers le bas, à gauche ou à droite, il n'y a rien d'interdit.»

«Big Brother»

Le fait d'être considéré comme un pionnier du genre à 33 ans le flatte bien évidemment. «C'est drôle parce qu'au début, j'étais vraiment plus jeune que tous mes amis DJ et, quelques années plus tard, je suis un peu plus vieux que les autres, ajoute-t-il aussitôt, dans un éclat de rire. À New York, il y a beaucoup de nouveaux rappeurs que j'aime, que j'invite parfois sur les plateaux de mes concerts Fool's Gold et qui m'appellent Big Brother. C'est un rôle qui me plaît d'être un peu le parrain d'une scène musicale que j'aime beaucoup et qui, je pense, mérite d'être appréciée.»

Depuis quelque temps, A-Trak planche sur des morceaux dans la veine de la chanson Push qu'il a lancée fin 2014 avec le chanteur Andrew Wyatt.

«Je fais d'autres collaborations avec des chanteurs dans ce style de production plutôt house mais que j'essaie de garder très ouvert musicalement, dit-il. Je trouve qu'il y a un peu trop de caricature des sous-genres dans la house et dans la musique électronique et dance en général. Est-ce deep house, commercial house ou bien techno? Ces limites-là ne m'intéressent pas. Je veux juste faire de la musique que j'aime!»

Au 3527, boulevard Saint-Laurent, dimanche, de 14h à 22h, à l'occasion du festival Mural.

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