Les Smashing Pumpkins reviennent hanter le rock

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Billy Corgan des Smashing Pumpkins au festival de Glastonbury en juin 2013.

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Shaun Tandon
Agence France-Presse
New York

S'il le voulait, l'Américain Bill Corgan, chanteur des Smashing Pumpkins, pourrait se contenter de fourguer à la pelle des succédanés des titres de rock qui ont fait son succès dans les années 90. Mais l'artiste à la calvitie revendiquée n'est pas homme à se reposer sur ses lauriers.

Mieux, à 47 ans, Billy Corgan, tête pensante et seul membre continu du groupe, vit une petite renaissance. Il se frotte à la spiritualité orientale et refuse de vivre dans la nostalgie de ses années les plus fructueuses: la dernière décennie du siècle dernier qui a vu, de Sonic Youth à Nirvana, l'explosion de la scène rock indé américaine.

D'ailleurs, le nouvel album des Smashing Pumpkins, Monuments to an Elegy, a quelque chose d'épique.

Sorti cette semaine, le disque fait partie d'une fresque musicale plus large, composée de plusieurs albums et baptisée Teargarden by Kaleidyscope. Le prochain opus devrait voir le jour en 2015.

Même s'il dure seulement un peu plus de 30 minutes - très court pour un album - Monuments to an Elegy parvient à juxtaposer les bonnes grosses guitares et des éléments de musique électronique et rappelle en cela le plus gros succès des Smashing Pumpkins, Mellon Collie and Infinite Sadness, leur double album sorti en 1995.

Le premier titre, Tiberius, démarre sur quelques notes de piano doucereuses avant de donner la charge, toutes guitares en avant, un peu à la manière de Gish et Siamese Dream, les deux premiers albums du groupe de Chicago.

Les rythmes électroniques sont à l'honneur sur deux autres titres, Run2me et Dorian, qui font incidemment penser à New Order, les pionniers anglais de la musique électronique.

Comédie musicale et catch

Mais Monuments to an Elegy réserve aussi une petite surprise aux aficionados du «son» Smashing Pumpkins sous la forme de détours par le hard-rock, sur le titre Anti-Hero notamment. C'est là que se fait le plus sentir l'influence du batteur Tommy Lee, qui officiait par le passé avec les «hardos» de Motley Crue.

Et Billy Corgan ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. Le prochain album des Smashing Pumpkins, Day for Night, devrait conserver cette «patte» un peu plus hard que d'ordinaire. «C'est davantage de guitares dont nous avons besoin, et moins d'autres trucs», écrivait-il récemment sur son blogue.

Au plan personnel, Billy Corgan se lance des défis autrement plus ésotériques.

Il y a quelques mois, il a présenté une version pour le moins personnelle du Siddhartha d'Hermann Hesse dans le salon de thé qu'il a fondé près de Chicago. Le chanteur a réussi le tour de force de parsemer pendant huit heures une lecture du livre, diffusée sur haut-parleurs, de mélodies plus ou moins harmonieuses sorties d'énormes synthétiseurs.

Samedi dernier, sa comédie musicale Pretty Persephone, inspirée des rites de la Grèce antique, a été montée pour la première fois dans un théâtre de la région de Chicago.

Comme il n'y a pas que la musique dans la vie, Billy Corgan a aussi fondé un club de catch professionnel - bien qu'il n'y soit plus lié aujourd'hui.

Alors, difficile de ne pas le croire quand il disait récemment qu'il «ne voulait pas jouer le jeu» de l'industrie musicale.

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