Le Band Aid en studio contre Ebola

Bono fait partie des vedettes qui se sont... (PHOTO ANDREW COWIE, AFP)

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Bono fait partie des vedettes qui se sont levées tôt pour répondre à l'appel de Bob Geldof, le chanteur irlandais qui a ressuscité le Band Aid trente ans après l'avoir créé pour lutter à l'époque contre la famine en Éthiopie.

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Virus Ebola

L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola s'est déclarée au début de l'année 2014 en Guinée avant de gagner le Liberia puis la Sierra Leone. Le virus mortel touche de plus en plus de personnes. »

Jacques KLOPP
Agence France-Presse
LONDRES

Une trentaine de vedettes du rock et de la pop britanniques se sont réunies sous la bannière du Band Aid samedi à Londres pour enregistrer une chanson destinée à lever des fonds contre le virus Ebola.

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Bob Geldof à son arrivée aux Sarm studios, dans le quartier de Notting Hill à Londres, où campaient photographes et groupies.

PHOTO ANDREW COWIE, AFP

Bono, Chris Martin, Harry Stiles de One Direction et Robert Plant : tous se sont levés tôt pour répondre à l'appel de Bob Geldof, le chanteur irlandais qui a ressuscité le Band Aid trente ans après l'avoir créé pour lutter à l'époque contre la famine en Éthiopie.

«C'est impressionnant qu'il ait réussi à tirer autant de stars de la pop du lit à huit heures un samedi matin», a commenté le DJ Nick Grimshaw en arrivant devant les Sarm studios, dans le quartier de Notting Hill, où campaient photographes et groupies.

Ensemble, ils ont enregistré une quatrième version de Do They Know It's Christmas?, morceau écrit en 1984 par Bob Geldof et Midge Ure et interprété samedi par Rita Ora, Sinead O'Connor, Ellie Goulding, Sam Smith ainsi que les groupes Bastille, Underworld, Elbow ou Disclosure.

«L'implication de tout le monde est phénoménale et l'ambiance est géniale, on dirait une cour d'école», a raconté Bob Geldof qui a réuni les artistes avant l'enregistrement pour leur rappeler les enjeux dans un «discours très émouvant», selon Emeli Sande.

«C'est un privilège d'être ici, espérons que le morceau va devenir numéro un des ventes et rapporter un maximum d'argent», a déclaré Niall Horan du groupe One Direction.

Le bookmaker Coral a d'ores et déjà ouvert les paris et propose une cote de 1,6 pour que la chanson soit numéro un à Noël.

L'initiative a reçu un coup de pouce du gouvernement qui renonce à taxer les profits du disque. «Chaque penny va à la lutte contre Ebola», a assuré le chancelier de l'Échiquier, George Osborne.

Ce qui a fait dire à Bono, le chanteur irlandais de U2 : «si tous les pays partageaient les valeurs de la Grande-Bretagne et tenaient leurs promesses, nous n'en serions pas là aujourd'hui.»

«Achetez-le, c'est tout ce qui compte»

Le morceau doit être diffusé pour la première fois dimanche soir au cours de l'émission de télévision The X Factor.

Il sera ensuite disponible en téléchargement payant dès lundi, avant d'être commercialisé sous forme de disque dans trois semaines pour 4 livres (7 dollars) avec une pochette réalisée par l'artiste Tracey Emin.

Il est censé ne pas faire son apparition sur les sites de streaming avant l'année prochaine. Tenter de se procurer la chanson gratuitement est plus que jamais déconseillé par les auteurs.

«Peu importe que vous n'aimiez pas le morceau, les artistes ou s'il s'avère que l'enregistrement est un peu pourri. Achetez-le, c'est tout ce qui compte», a insisté Bob Geldof.

Il y a trente ans, Do They Know It's Christmas?, interprété par des géants comme Sting, Paul McCartney, Phil Collins et George Michael, avait été écoulé à plus de 3,7 millions d'exemplaires et avait permis de recueillir environ 10 millions de livres contre la famine en Éthiopie.

La chanson a été enregistrée une nouvelle fois en 1989 et dernièrement en 2004 pour venir en aide au Darfour.

Pour la nouvelle version, Bob Geldof a réécrit certaines paroles pour les adapter au contexte.

L'auteur compositeur irlandais dit avoir répondu à une demande des Nations unies afin de lever des fonds supplémentaires contre l'épidémie.

Ebola, qui a fait plus de 5000 morts, est un «virus inhumain», a souligné Bob Geldof. «Je déteste l'idée que des amants ne puissent se serrer dans les bras lors de leurs derniers moments, que des parents ne puissent consoler leurs enfants», a-t-il dit.

La chanson doit également être adaptée aux États-Unis, en Allemagne et en France où les noms de Johnny Hallyday et de Daft Punk ont été cités pour faire partie du casting.

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