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Le théâtre Apollo rend hommage à Louis Armstrong

L'inauguration d'une plaque commémorative de Louis Armstrong vendredi... (PHOTO TIMOTHY A. CLARY, AFP)

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L'inauguration d'une plaque commémorative de Louis Armstrong vendredi soir avait donné le coup d'envoi à un week-end de spectacles visant à recréer à New York l'atmosphère de La Nouvelle-Orléans, mariant deux hauts lieux du jazz.

PHOTO TIMOTHY A. CLARY, AFP

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Shaun TANDON
Agence France-Presse
NEW YORK

L'emblématique théâtre Apollo, temple du jazz à New York, a rendu hommage tout au long du weekend à Louis Armstrong, recréant l'atmosphère de La Nouvelle-Orléans.

Malgré la fraîcheur de novembre, des musiciens de La Nouvelle-Orléans ont dansé et joué de la trompette et du banjo en marchant vers l'Apollo à Harlem, entonnant des classiques comme When The Saints Go Marching In, un gospel mythique popularisé par Armstrong.

L'inauguration d'une plaque commémorative de Louis Armstrong vendredi soir avait donné le coup d'envoi à un week-end de spectacles visant à recréer à New York l'atmosphère de La Nouvelle-Orléans, mariant deux hauts lieux du jazz.

Le trompettiste de La Nouvelle-Orléans Irvin Mayfield, lauréat d'un Grammy, menait la procession musicale. «Louis Armstrong est à l'Amérique ce que William Shakespeare est à l'Angleterre», a-t-il déclaré à l'AFP.

Armstrong est né en 1901 à La Nouvelle-Orléans dans la pauvreté. Il a découvert la trompette après avoir fait de la prison très jeune pour un délit mineur. Il a ensuite progressivement affiné la musique qu'il entendait dans les rues de la ville, contribuant à faire du jazz un nouveau genre musical.

Louis Armstrong a émigré à Chicago en 1922 avec l'exode des Noirs américains du sud vers le nord, puis s'est installé à New York où il est mort en 1971.

Malgré ses racines, Louis Armstrong, dont le son de la trompette évoquait la voix humaine, personnifie le changement graduel du jazz à la mode Nouvelle Orléans dominé par des grands ensembles vers la vogue des musiciens en solo.

Interrogé sur les différences de style entre le jazz de cette ville du sud et celui du nord, Irvin Mayfield a expliqué que «c'est comme être un grand écrivain qui change seulement de vêtements».

«Nous avons voulu apporter à New York une expérience et une célébration authentiques», a ajouté le trompettiste qui a notamment fondé un orchestre à La Nouvelle-Orléans et un ensemble afro-cubain appelé Los Hombres Calientes.

Louis Armstrong lui-même s'est produit à l'Apollo comme la plupart des autres icônes du jazz comme Miles Davis, Duke Ellington, Dizzy Gillespie, Thelonious Monk et Charlie Parker.

Ouvert en 1934, ce théâtre a été l'une des premières salles de spectacles à New York à accueillir des audiences racialement mixtes et où ont été lancées les carrières de grands artistes comme Ella Fitzgerald.

L'Apollo qui a connu des problèmes financiers dans les années 80, a entrepris une rénovation majeure en 2001 avant de commencer il y a quatre ans une sorte de panthéon des célébrités inspiré d'Hollywood pour honorer les grands du jazz et attirer les touristes.

Parmi ceux qui y figurent déjà sont Ella Fitzgerald, Stevie Wonder, Aretha Franklin et Michael Jackson.

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