Bryan Ferry: le cadeau

Bryan Ferry a fêté son 69e anniversaire au... (Photo Charles Laberge, collaboration spéciale)

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Bryan Ferry a fêté son 69e anniversaire au Théâtre St-Denis, mais c'est plutôt lui qui nous a offert un cadeau en ce 26 septembre estival.

Photo Charles Laberge, collaboration spéciale

Bryan Ferry a fêté son 69e anniversaire de naissance au Théâtre St-Denis vendredi soir. Le dandy du rock britannique n'est pas du genre à souligner ce genre de chose et son concert était un tel enchaînement de moments forts que même les mieux intentionnés de ses fans montréalais n'ont pas eu l'occasion de lui sérénader «Mon cher Bryan c'est à ton tour».

C'est plutôt Ferry qui nous a offert un cadeau en ce 26 septembre estival. Comme il n'a pas (encore) d'album récent à vendre, il a consacré les trois quarts de son concert au répertoire de Roxy Music, en commençant par la toute première chanson du tout premier album de ce groupe innovateur et flamboyant qui jouait à l'Auditorium du Plateau il y a 40 ans.

Ladytron a 40 ans elle aussi et on a redécouvert en quatre minutes tout ce qui faisait le génie de Roxy Music: la beauté, l'énergie, la folie, les surprises, les bruits insolites et  le rock qui décoiffe. Sa contemporaine If There Is Something n'a rien perdu non plus du charme de ses jeunes années, enrichi du très beau solo de l'indispensable saxophoniste et femme à tout faire Jorja Chalmers. En fait, chacun des huit compagnons de route de Ferry était à la hauteur des exigences de la musique du patron.

Après l'audace des débuts, Ferry nous a servi la très pop Oh Yeah avec laquelle, à la fin des années 70, il a amorcé  la transition vers le sommet esthétique d'Avalon. Mais on a vite compris que tout ce qui précédait n'était qu'un amuse-gueule. Dès l'instant où le chanteur s'est éclipsé en coulisses et que Miss Chalmers et ses complices pianistes et guitariste se sont lancés dans l'instrumentale Tara, le concert a franchi une autre étape, celle de la beauté pure, toutes musiques confondues.

De la pop parfaite de Take a Chance With Me au sifflet de monsieur Ferry à la fin de Jealous Guy, l'ultime rappel, le St-Denis tout entier a jubilé. Et cette intensité n'a pas baissé d'un iota quand Ferry nous a livré une version presque uniquement piano-voix de More Than This comme s'il nous disait je n'ai peut-être plus la voix d'antan mais je sais chanter avec émotion.

Avalon fut magnifique, avec les vocalises de Bobbie Gordon, et le doublé Virginia Plain et Editions of You n'a jamais été aussi festif.

Ferry nous a également fait entendre Loop de Li - Donald Lautrec, sors de ce corps! -, premier extrait du nouvel album Avonmore, à paraître le 17 novembre. Une jolie chanson caractéristique de l'architecture rythmique et sonore qu'il a fait sienne dans les albums Boys and Girls et Bête Noire il y aura bientôt 30 ans.

Du même Avonmore, il a enchaîné avec Johnny and Mary, une version hypnotique de la chanson que Ferry et le Norvégien Todd Terje ont empruntée à Robert Palmer, mort à 54 ans, à Paris... un 26 septembre.

Ainsi va la vie.




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