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Jungle, le duo qui fait danser l'Angleterre, sort de l'ombre

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Bénédicte Rey
Agence France-Presse
Paris

Longtemps resté dans l'ombre alors que sa réputation enflait, le duo londonien Jungle sort enfin à visage découvert à l'occasion des festivals et d'un excellent album d'électro-funk estival, publié lundi.

Comme beaucoup d'artistes depuis le début des années 2000, Jungle a joué la carte du mystère à ses débuts.

Pas de photo, pas d'entrevues, pas d'éléments biographiques, mais juste des vidéos postées sur internet à partir de l'automne 2013.

Les premières chansons The Heat, Platoon, puis Busy Earnin', de petites bombes électro-funk particulièrement accrocheuses, ont immédiatement attiré l'attention des médias spécialisés.

Mais il a fallu attendre les premiers concerts du Jungle et les rares interviews accordées à la presse pour enfin lever un coin du voile.

Pourtant, le duo se défend de toute volonté de créer le «buzz».

Dans le magazine français Tsugi, ils avancent une explication frappée du coin du bon sens à leur décision de ne pas se mettre en avant: «Une photo de nous deux sur un fond blanc ça n'a aucun intérêt, ca m'emmerde, je m'emmerde».

De fait, l'esthétique très maîtrisée de leurs clips en dit bien plus sur l'ADN de Jungle et les intentions du duo que leur apparence physique.

À l'image des acteurs de leurs vidéos, le groupe puise son inspiration dans les musiques afro-américaines et urbaines, de la soul, au funk, en passant par le rap et l'électro.

Plaisir et honnêteté

Et comme le montrent les deux patineurs de The Heat ou l'impressionnant numéro de breakdance de la fillette de Platoon, ils n'ont qu'une aspiration: provoquer une émotion que rien n'exprime mieux que la danse.

Dans leurs entrevues, deux mots reviennent d'ailleurs en boucle «plaisir» et «honnêteté».

J et T, soit Josh et Tom, sont amis depuis leur enfance dans un quartier cosmopolite de Londres où des musiques du monde entier se déversaient des fenêtres des appartements.

Ados, ils se mettent «comme tout le monde» à la musique et tombent par hasard sur un logiciel qui leur permet de réaliser des boucles électroniques. C'est le début d'une passion commune.

Leur musique mélange des éléments de tous les styles et de toutes les époques, qui lui donnent une couleur intemporelle.

S'ils se définissent comme des producteurs et utilisent l'électro comme une base, ils incorporent de vrais instruments (ils sont accompagnés de musiciens sur scène) et même des éléments enregistrés dans la rue, des cris de spectateurs, des bruits de clés...

J et T expliquent que chacune de leur chanson est inspirée par un lieu réel ou imaginaire dont elle est une représentation sonore. The Heat, c'est la plage, Accelerate, un jeu vidéo de courses, Lemonade Lake, le lac reculé où le chanteur folk américain Bon Iver a écrit son premier album....

«Une fois que vous avez l'image de ce lieu en tête, ça change la façon dont vous jouez la musique. Vous n'êtes pas juste en train d'enregistrer dans une pièce à Londres», racontait récemment J sur un site internet américain.

«Par exemple, je vais dire à T qui joue un morceau aux claviers «c'est bien, mais maintenant ferme les yeux et joue cette partie comme si tu étais dans ce club sur la plage que nous avons imaginé». Il va jouer le même accord, le même rythme, mais ce sera une énergie différente», disait-il.

Après des apparitions très remarquées dans plusieurs festivals d'été en France, Jungle entamera une  tournée cet automne.




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