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École nationale de la chanson: chaleureuse amicale chansonnière

Salomé Leclerc fait partie de la cohorte 2008... (Photo: Olivier Pontbriand, archives La Presse)

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Salomé Leclerc fait partie de la cohorte 2008 de l'École nationale de la chanson, qui fêtait ses 15 ans mercredi au Lion d'Or.

Photo: Olivier Pontbriand, archives La Presse

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Daniel Lemay
La Presse

Ses «produits» médiatisés sont plus connus que l'institution elle-même. Ils ont pour noms Salomé Leclerc, Damien Robitaille, Caroline Savoie, Geneviève Toupin, Alex Nevsky, Julie Valois, Andréanne Malette, Lisa LeBlanc. Ils ont tous moins de 40 ans et font partie de l'une ou l'autre des «cohortes» sorties depuis l'an 2000 de l'École nationale de la chanson, qui fêtait ses 15 ans mercredi au Lion d'Or.

L'École nationale de la chanson... «École» parce que des professeurs y enseignent des matières précises à des élèves - 14 par année - triés sur le volet. «Nationale» comme dans peuple fondateur du pays Canada qui parle toujours français, nation dont font désormais partie tous ceux et celles qui choisissent d'évoluer dans cette langue. «Chanson» comme dans Félix Leclerc.

Seule école francophone de chanson au monde, l'ENC n'a pas pour autant le prestige de, disons, l'École nationale de théâtre (du Canada) de la rue Saint-Denis. Parce que la chanson, on le sait, est un art mineur. Aussi parce que l'ENC a son siège à Granby, en dehors de l'axe planétaire Plateau Mont-Royal/Quartier des spectacles...

Robert Léger est directeur artistique de l'École nationale de la chanson, à laquelle il est associé depuis le premier jour de classe en 1999. Son sentiment devant ces 150 anciens qui emplissaient le Lion d'Or? «Beaucoup de fierté...» Évidemment, «le gars de Beau Dommage qui ne chante pas» est fier de ceux et celles qui réussissent comme auteurs-compositeurs-interprètes; il est fier de ceux et celles qui, même s'ils ne tiendront jamais le haut de l'affiche, sont «capables d'écrire une chanson et de la défendre». Fier aussi des autres qui se réorientent dans la chanson et le showbiz comme animateurs, professeurs, coachs, directeurs de tournée, réalisateurs, managers.

Ce qu'a fait Blanche Morin, une ancienne chanteuse qui, depuis 20 ans, enseigne la gestion de carrière à l'ENC et ailleurs. Quelle est la partie du message la plus difficile à faire passer? «Que le talent ne suffit pas. Les jeunes doivent se construire un réseau, s'entourer, ne pas hésiter à chanter dans des petites salles...» S'occuper de leurs affaires, finalement, dans la réalité du métier.

Sur la scène du Lion d'Or, mercredi, les discours ont été brefs, chaleureux et vibrants. Une rareté. Marie-Claire Séguin a lu une lettre de Gilles Vigneault qui félicitait les diplômés pour leur engagement créatif envers le français, «avec ses beautés et ses exigences». Pierre Lapointe, qui s'arrange pas mal même s'il n'a pas fréquenté l'École, est monté sur scène pour livrer un message simple: «Il y a plusieurs façons d'apprendre et de pratiquer ce métier, mais dans le temps, j'aurais aimé recevoir le type de coaching qui se donne à l'École...» Maka Kotto, candidat péquiste dans Bourget depuis le matin, mais toujours ministre de la Culture jusqu'au 6 avril, a rappelé le rôle de la chanson dans l'identité culturelle du Québec et l'importance de cette école qui aide les jeunes créateurs à «s'approcher de leur objectif sans s'éloigner d'eux-mêmes».

Sylvain Lambert, le jeune directeur du cégep de Granby, a réitéré quant à lui son appui à l'École, appui vital, indispensable, et on ne parle pas juste d'hébergement. Et Robert Léger, aussi auteur du livre Écrire une chanson, a rappelé les «valeurs» fondamentales de l'École nationale de la chanson (jechante.org), parmi lesquelles on trouve l'usage du français comme langue d'expression et la primauté du travail sur le flash créateur. Ah! bon...

Côté chansons, l'émouvante Salomé Leclerc, cohorte de 2008, en a «cassé» une, En dedans, seule avec sa guitare; Andréanne A. Malette (2007), peut-être la plus «star» de toutes les anciennes, a chanté une pièce de son tout nouveau CD Bohèmes, accompagnée par Judith Sun, une collègue de l'ÉNC qui travaille avec elle. Un autre ancien a chanté avec Monique Fauteux, la mère de Julie Valois, comme choriste. Heureux homme.

Debout en arrière, une petite femme en redingote de cuir écoutait avec le sourire. Annick Leclerc de la cohorte 2011. «L'École m'a donné la confiance, le goût de continuer. Je suis animatrice dans un bar de karaoké près du National. Je chante tous les jours...» Annick, I-C-K? «Oui. Leclerc comme Félix...»

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