Sting et Paul Simon: les deux font la paire

Les quelque 11 000 spectateurs qui se sont donné... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE)

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Les quelque 11 000 spectateurs qui se sont donné rendez-vous au Centre Bell ont eu droit à un concert généreux, une affaire de près de trois heures au cours de laquelle chacun des deux chanteurs a pigé dans son vaste répertoire de chansons.

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Simon and Stingfunkel. La blague est sortie de la bouche de Sting, un soir de mai 2013, lors d'un gala-bénéfice au cours duquel le Britannique a chanté deux chansons avec son pote américain Paul Simon. C'est ce soir-là qu'a germé dans la tête des deux anciens voisins de l'Upper East Side de Manhattan l'idée de poursuivre l'aventure ensemble le temps d'un spectacle. Le mot clé étant «ensemble», aussi étonnant que ce mariage puisse paraître entre ces deux hommes très différents, nés de part et d'autre de l'Atlantique à dix ans d'intervalle.

Hier soir, les quelque 11 000 spectateurs qui se sont donné rendez-vous au Centre Bell ont eu droit à un concert généreux, une affaire de près de trois heures au cours de laquelle chacun des deux chanteurs a pigé dans son vaste répertoire de chansons. Des choses très connues la plupart du temps, à l'exception de la plus récente Dazzling Blue, toute en subtilité, que Simon a eu la bonne idée de chanter. C'est également l'Américain qui a voulu rendre hommage à ceux qui l'ont précédé et marqué : Junior Parker et Elvis (Mystery Train), Chet Atkins (Wheels) et, en toute fin de soirée, When Will I Be Loved, que Sting et lui ont chantée seuls sur la scène en guise de coup de chapeau aux Everly Brothers.

Chacun des deux hommes a interprété séparément ses compositions, celles de Sting assez fidèles aux versions qu'il nous a données à entendre lors de ses nombreuses visites à Montréal. Le public, qui lui était acquis, ne demandait pas mieux que d'entendre ses principaux succès avec ou sans The Police.

Comme Simon s'est fait plus rare - c'était sa quatrième présence en 28 ans à Montréal -, on a pu apprécier certains de ses classiques rafraîchis, comme la toujours pertinente Still Crazy After All These Years et l'entraînante Me and Julio Down By the Schoolyard, ainsi que la vaste palette de styles musicaux dont il a habillé ses chansons, du folk au zydeco, en passant par des rythmes et des couleurs sud-africaines et même indiennes. Plus la soirée avançait, plus Simon était acclamé, jusqu'à l'ovation méritée qui a suivi You Can Call Me Al.

Mais ce spectacle sans fla-fla où la musique était reine a pris tout son sens quand Sting et Paul Simon ont chanté ensemble pendant environ le tiers du spectacle, en commençant par Brand New Day puis en enchaînant avec Boy in the Bubble et Fields of Gold.

Plus tard, c'est l'Américain qui a repris Fragile et le Britannique, America. Ces emprunts en disaient davantage sur l'admiration qu'ils se vouent que les compliments et les courbettes on ne peut plus sincères qu'ils se sont échangés.

Cette connivence, ce profond respect étaient tout aussi palpables parmi l'armée de musiciens des deux artistes qui jouaient en configuration variable selon les besoins des chansons.

Malgré sa blague, Sting n'a pas tenté de faire oublier Art Garfunkel. Mais quand il a chanté avec Simon The Boxer puis qu'il s'est lancé dans Bridge Over Troubled Water sur fond de piano, l'Anglais à la voix d'or s'est si bien acquitté de sa tâche qu'un immense frisson de bonheur a parcouru l'enceinte sportive.




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