Broken Bells recrute à Montréal

Matthieu Larrivée, directeur de Lüz Studio, a commencé... (Photo: Olivier Pontbriand, La Presse)

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Matthieu Larrivée, directeur de Lüz Studio, a commencé à travailler à la salle André-Mathieu de Laval. En plus de travailler avec Broken Bells, il est en contact avec plusieurs grosses pointures de la musique américaine, dans l'espoir de produire l'aspect visuel de leurs prochaines tournées.

Photo: Olivier Pontbriand, La Presse

Montréal est en train de se bâtir une solide réputation dans l'industrie du spectacle. Après la boîte PixMob qui a brillé derrière Bruno Mars au Super Bowl, le groupe Broken Bells a recouru au savoir-faire scénographique de l'entreprise montréalaise Lüz Studio.

«C'est notre premier band américain, dit fièrement Matthieu Larivée, concepteur visuel et directeur artistique de Lüz Studio. Nous sommes dans le jus. Les camions de tournée partent la semaine prochaine.»

Lüz Studio s'ajoute à la liste d'entreprises montréalaises qui travaillent dans les coulisses d'artistes de haut calibre: Moment Factory (qui n'a plus besoin de présentation), GEODEZIK (Jay-Z, Cher, Kiss, P!nk) et PixMob.

Broken Bells est une carte de visite incroyable pour Lüz Studio. Ce duo étoile est formé de James Mercer, chanteur du groupe The Shins, et du réalisateur à succès Danger Mouse (The Black Keys, Portugal. The Man), que U2 a recruté pour son nouvel album.

«Notre mandat est de concevoir tout le visuel: la scénographie, l'éclairage, le contenu vidéo et même les accessoires», explique Matthieu Larivée. Pour l'anecdote, des lampes hydroponiques de la fameuse boutique Univert 4 Saisons (à l'intersection de la rue Ontario et de l'avenue De Lorimier) seront utilisées sur scène.

La tournée de Broken Bells s'arrête dans des salles de la taille du Métropolis, comme ce sera le cas le 4 mars. «J'ai eu ce mandat-là en août dernier. Je suis allé à Los Angeles pour rencontrer des compagnies de management américaines. J'ai eu un entretien avec la boîte Monotone, qui gère notamment Jack White, Foster the People et Vampire Weekend. Ils m'ont parlé de Broken Bells. Depuis, je conçois l'esthétique de la tournée avec Danger Mouse et Monotone.»

Les huit employés de Lüz Studio n'ont pas compté les heures. Ils considèrent la tournée de Broken Bells comme une carte de visite aux États-Unis.

La boîte du quartier Rosemont veut percer dans l'industrie américaine alors que sa feuille de route au Canada est des plus enviables: la tournée mondiale de Rufus Wainwright, les spectacles Amaluna et Wintuk du Cirque du Soleil, le festival Kanpe avec Arcade Fire au Centre Phi, une multitude d'artistes, d'humoristes, des évènements spéciaux, etc. «J'ai même éclairé les pyramides d'Égypte pour le show de Chantal Chamandy diffusé sur PBS.

«J'ai commencé à oeuvrer dans le domaine de l'éclairage quand j'avais 16 ans. Au cégep, je travaillais à la salle André-Mathieu de Laval, raconte Matthieu Larivée, 20 ans plus tard. Ensuite, j'ai travaillé au Centre Bell, puis j'ai assisté celui qui est devenu mon mentor, Yves Aucoin, qui travaille aujourd'hui avec Céline Dion.»

Matthieu Larivée a fondé Lüz en 2005, période où la vidéo a commencé à s'intégrer à l'éclairage. «Avant, c'était deux choses séparées, mais les écrans sont devenus des sources de lumière», raconte-t-il.

Lüz Studio offre un service de conception visuelle «clés en main». «On peut concevoir le canevas de projection, son contenu vidéo, l'éclairage, et signer l'ensemble de la scénographie. Notre force est la symbiose des éléments lumineux.»

Pour Broken Bells, un écran en demi-cercle diffusant du contenu vidéo sera éclairé par-derrière pour créer une aura lumineuse. «En travaillant à 360 degrés, on peut maîtriser tous les aspects de la scénographie. C'est possible dans un spectacle au Métropolis, mais c'est certain que Madonna préfère probablement avoir un directeur artistique et du monde pour chaque aspect.»

Univers rétrofuturiste

Le mot d'ordre de Broken Bells pour l'esthétique de la tournée était «rétrofuturiste». «J'ai rencontré Danger Mouse dans son appartement à New York. Il voulait quelque chose en lien avec l'univers visuel du groupe. Depuis quelques années, Broken Bells utilise l'image d'une planète rose sur la pochette de ses albums. Pour eux, c'est une planète de femmes dans un monde spatial; un univers rétrofuturiste, mais pas kitsch. Nous sommes partis de là...»

Lüz Studio a fourni du contenu sur mesure pour 22 chansons. «Pour le set list du spectacle, tout dépend des chansons du nouvel album (sorti mardi dernier) qui vont marcher.»

À l'heure actuelle, Matthieu Larivée tend de multiples perches vers nos voisins du Sud. «J'ai écrit à Outkast, Usher... J'ai aussi rencontré Weezer, mais leur disque sort plus tard que prévu. À suivre...»

En attendant, rendez-vous au Métropolis pour le spectacle de Broken Bells le 4 mars. Lisez notre critique du disque After the Disco demain.




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