L'âge d'or du documentaire rock

Eddie Vedder sur le tapis rouge du TIFF... (Photo: Reuters)

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Eddie Vedder sur le tapis rouge du TIFF pour la projection de Pearl Jam Twenty.

Photo: Reuters

Au Festival international du film de Toronto, les membres de U2 et de Pearl Jam ont été accueillis au même titre que les stars Ryan Gosling, George Clooney et Brad Pitt. Les musiciens n'étaient pas les vedettes de films hollywoodiens de fiction, mais de documentaires signés par des cinéastes de renom.

Réalisé par Davis Guggenheim (An Inconvenient Truth, Waiting for Superman), From The Sky Down - premier documentaire à ouvrir le TIFF - revient sur la période consécutive à la sortie de Joshua Tree, en 1987, pendant laquelle U2 apprivoisait mal sa nouvelle gloire.

Quant à Pearl Jam Twenty, qui souligne le 20e anniversaire du premier album de Pearl Jam, Ten, il est réalisé par un cinéaste et passionné de musique, Cameron Crowe. Dès l'âge de 15 ans, ce dernier écrivait des reportages musicaux dans Rolling Stone pour devenir plus tard le réalisateur de Singles et Almost Famous.

Présenté dans certains cinémas du Québec dès mardi prochain, Pearl Jam Twenty revient sur la genèse du groupe, quand le chanteur de Mother Love Bone, Andy Wood, a rendu l'âme. Deux membres du groupe ont fondé Mudhoney. Deux autres ont décidé de trouver un chanteur. C'est alors qu'ils ont reçu la cassette d'un gars qui travaillait dans une station-service de San Diego. Un gars qui s'appelait Eddie Vedder... Le reste appartient à l'histoire (voir aussi l'excellent documentaire Hype!, qui revient sur les origines du grunge).

Deux autres «rockumentaires» sont présentés en première mondiale au TIFF cette année: un premier sur Paul McCartney, The Love We Make, et un autre consacré à Neil Young.

Le déclencheur Springsteen

Thom Powers, responsable de la programmation documentaire du TIFF, a parlé à l'Agence France-Presse d'un «renouveau du documentaire musical», mais surtout d'un «regain d'intérêt pour le genre, dans un contexte difficile pour l'industrie musicale».

L'an dernier, la projection du documentaire sur Bruce Springsteen, The Promise: The Making of Darkness on the Edge of Town, a créé une tendance. «Il a marqué le festival et fait forte impression sur le monde de la musique, a expliqué Thom Powers à l'AFP. Ça montrait qu'un vétéran du rock peut capter un nouveau public, et l'industrie musicale en a pris bonne note. (...) Il est de plus en plus difficile de vendre des disques, mais, quand la musique est emballée dans un film qui apporte un éclairage plus intime sur le groupe, l'intérêt s'éveille de nouveau.»

Cette année, le documentaire sur les Foo Fighters, Back And Forth, et celui sur George Harrison réalisé par Martin Scorsese, Living in the Material World, ont aussi suscité beaucoup d'enthousiasme.

Craig Morrison, professeur d'histoire du rock à l'Université Concordia, rappelle que le documentaire rock ne date pas d'hier, citant le film Lonely Boy, produit en 1962 par l'Office national du film, qui témoignait de la folie adolescente entourant le chanteur Paul Anka. «Le public souhaite voir ce qui se passe en coulisse, dit-il. Pour beaucoup de gens qui aiment la musique, le processus de création et de mise en marché est mythique.»

Mais en visionnant un documentaire sur Justin Bieber (Never Say Never) ou Metallica (Some Kind of Monster), les fans apprennent-ils réellement quelque chose? «Ce n'est pas une expérience éducative, répond Craig Morrison. Le documentaire simule l'expérience live. Les gens veulent aimer Justin Bieber et le documentaire leur permet de l'aimer plus, avec des couleurs qui sont plus belles que dans la vraie vie.»

Craig Morrison fait lui-même l'objet d'un documentaire, réalisé par le Montréalais Chris Wynn, pour son dernier spectacle annuel, consacré à Bob Dylan, qui a eu lieu à la salle Oscar-Peterson.

EN RAFALE

> Le groupe britannique Mumford & Sons sera en spectacle au Centre Bell le 27 octobre (billets en vente vendredi), de même que The National, le 9 décembre (détails à venir).

> Coeur de pirate a dévoilé sur son site web Adieu, premier extrait de son deuxième album intitulé Blonde, qui sortira le 7 novembre en format numérique et le lendemain sur support physique. Coréalisé avec Howard Bilerman au studio Hotel2Tango, l'album s'annonce sous le signe d'une «pop-rockette» sensible et coquine, dans la lignée de Nancy Sinatra.

> Coldplay a collaboré avec Rihanna pour la chanson Princess of China, qui sera sur le nouvel album du groupe, Mylo Xyloto, en magasin le 25 octobre. Coldplay a aussi sorti un deuxième extrait, Paradise, en écoute sur son site web. Au menu?: de l'orgue, des arrangements de violon, des harmonies vocales et une mélodie ambitieuse.

SUGGESTION DE LA SEMAINE

Groupe d'Austin, Love Inks fait du pop-rock lo-fi, sensible et rythmé, envoûté par la voix de sa chanteuse, Sherry Leblanc. Pensez à un mélange entre The XX et Beach House. Oui, c'est l'automne?! http://loveinks.com/

SORTIES DE LA SEMAINE

Fréquence/Trémor, Ok Volca

Panic of Girls, Blondie

Own The Night, Lady Antellebum

La route, Jonathan Roy

Gravity The Seducer, Ladytron

 

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