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Décès du journaliste et essayiste Laurent Laplante

Laurent Laplante en octobre 2006.... (Photo fournie par le Salon du livre de Montréal)

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Laurent Laplante en octobre 2006.

Photo fournie par le Salon du livre de Montréal

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La Presse Canadienne
Montréal

Le journaliste, communicateur et essayiste Laurent Laplante, souvent invité sur les plateaux pour son érudition tranquille et l'étendue de ses intérêts, est décédé mercredi à l'âge de 83 ans, indique le quotidien Le Devoir, où il a été éditorialiste du temps de Claude Ryan.

M. Laplante a succombé à un cancer du pancréas foudroyant qui l'a amené à demander l'aide médicale à mourir, à l'hôpital Hôtel-Dieu de Lévis. Dans une lettre posthume au Devoir, il décrit «avec quelle tornade l'implacable inattendu a dévasté (son) horizon (...) Diagnostic: 30 janvier 2017; pronostic: le 22 février l'établit à environ trois mois; douleurs massives et impossibles à contrôler correctement hors d'un cadre hospitalier.»

Né à Verdun, sur l'île de Montréal, en 1934, Laurent Laplante fait des études en lettres, en histoire, en philosophie et en administration - il enseignera d'ailleurs plus tard dans diverses universités, notamment les communications et les sciences politiques.

Journaliste, Laurent Laplante passera aux postes de rédacteur en chef ou éditorialiste au Devoir, à l'Action, au Jour, au Droit et au Soleil. Essayiste, il écrit plus d'une vingtaine de livres sur des sujets aussi divers que la démocratie, l'information, la police, le suicide, voire l'olympisme. Il s'était tourné vers le roman policier depuis 2005, mais il est revenu à l'essai politique en 2012 avec Stephen Harper, le néo-Durham. M. Laplante a aussi été un conférencier prisé.

Plume raffinée, il a reçu en 1996 le prix Olivar-Asselin, remis par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal «à un journaliste québécois qui s'est démarqué relativement à la défense du français au Québec». Il a aussi reçu le prix Genève-Montréal en 1998 («Pour en finir avec l'olympisme») et le prix Saint-Pacôme du roman policier en 2002 («Des clés en trop, un doigt en moins»).

En écrivant une lettre posthume sur l'aide médicale à mourir, il aura combattu jusqu'à la fin, avec les mots, pour la justice sociale. «Malgré l'engagement des libéraux fédéraux pendant la campagne électorale, l'esprit libérateur répandu par le comité piloté par Véronique Hivon a été souvent évacué par une législation fédérale imposant sa préséance, déplore-t-il. Du côté québécois, les médecins, sans bouder systématiquement le chantier, l'ont entravé par leurs nombreux refus de s'y engager (...) Ainsi, l'hôpital qui m'a accordé l'aide médicale à mourir a éprouvé des difficultés avant d'obtenir la participation d'un second médecin.»




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