The Fall: une femme froide et fascinante

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Moins de cadavres, plus de psychologie et une Gillian Anderson au sommet de son art dans la troisième saison de The Fall.

Enfin offerte au Canada!

Pour des raisons de droits, les fans canadiens de cette coproduction irlando-britannique ont dû patienter un mois de plus que les Américains pour voir cette troisième saison offerte sur Netflix depuis le 18 décembre.

Cela dit, impossible de visionner ces six nouveaux épisodes si on n'a pas vu les deux premières saisons, car c'est la même intrigue qui se poursuit. À la fin de la deuxième saison, on avait laissé la superintendante Stella Gibson en compagnie du suspect numéro un d'une série de meurtres à caractère sexuel, Paul Spector, en piteux état. Le jeune homme, atteint de plusieurs projectiles, allait-il survivre? «Je ne veux pas qu'il meure, je veux qu'il aille en prison», lance Stella, qui fait tout pour le sauver. L'enquête se poursuit et, cette fois, les policiers fouillent le passé de Spector à la recherche d'indices qui confirmeraient son profil de meurtrier en série. Malgré plusieurs invraisemblances (qu'on ne révélera pas pour ne pas divulguer l'intrigue), cette troisième saison demeure captivante: moins de cadavres, mais plus de psychologie et de questionnements éthiques.

Une série féministe

Dès la première saison, en 2013, l'étiquette féministe a été accolée à The Fall. Pourquoi? Parce que le personnage de la superintendante Stella Gibson est une femme forte, indépendante et à la sexualité assumée. Elle «consomme» les hommes sans aucune émotion ni attache sentimentale (on ne nous explique jamais pourquoi elle refuse de s'engager), mais, surtout, elle fait preuve de leadership et dirige son équipe d'enquêteurs avec assurance même si ses supérieures lui mettent quelques bâtons dans les roues. On apprécie le fait qu'elle ne soit pas parfaite, qu'elle se trompe à quelques occasions et, surtout, qu'elle soit bienveillante avec ses subordonnés. Ça change du cliché de la patronne contrôlante et hystérique.

La superintendante Stella Gibson (Gillian Anderson) en compagnie... (PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION) - image 2.0

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La superintendante Stella Gibson (Gillian Anderson) en compagnie du suspect numéro un d'une série de meurtres à caractère sexuel, Paul Spector (Jamie Dornan)

PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION

Le génie de Gillian Anderson

Si cette troisième saison de The Fall vaut le détour, c'est en grande partie grâce à Gillian Anderson, qui est vraiment au sommet de son art. Oui, Jamie Dornan est excellent dans le rôle du tueur qui pourrait presque être attachant, mais c'est l'ex-vedette des X-Files qui attire la lumière. Dans ces nouveaux épisodes, son personnage de femme froide prend de la profondeur. Stella montre un peu plus d'humanité, d'empathie et de vulnérabilité. On révèle quelques bribes de sa vie personnelle, mais c'est surtout dans ses interactions avec les autres (victimes, personnel soignant, etc.) que son personnage se révèle plus humain. Un jeu d'actrice tout en nuances qui nous la fait aimer encore plus.

Et la suite?

Malgré toutes ces qualités, le dernier épisode nous laisse sur notre faim. En effet, la troisième saison se termine sur quelques points d'interrogation et histoires non expliquées. On aimerait entre autres en savoir plus sur Stella Gibson. Le scénariste Allan Cubbitt a laissé entendre qu'il y aurait éventuellement une suite, et Gillian Anderson n'a pas fermé la porte à l'idée de rechausser les talons aiguilles de son personnage dans quelques années. On croise les doigts.




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