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Affaire Ghomeshi: un ex-employé de CBC dit avoir été injustement congédié

Un ancien dirigeant de CBC qui dit avoir été le bouc émissaire dans le scandale... (PHOTO NATHAN DENETTE, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

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PHOTO NATHAN DENETTE, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

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Colin Perkel
La Presse Canadienne
TORONTO

Un ancien dirigeant de CBC qui dit avoir été le bouc émissaire dans le scandale Jian Ghomeshi poursuit le diffuseur, qu'il accuse de l'avoir congédié pour des motifs politiques.

Dans sa déclaration rejetée par CBC, Todd Spencer dit s'être retrouvé sous le choc lorsqu'il a appris son licenciement en avril 2015. Son ancien employeur l'aurait congédié pour prouver au public canadien que CBC prend au sérieux les cas de harcèlement sexuel, selon lui.

Selon cette version des faits non prouvée, CBC aurait accusé le directeur exécutif des ressources humaines d'avoir failli à sa tâche en refusant d'enquêter sur des allégations de harcèlement sexuel. Il aurait aussi menti et caché de l'information à la direction.

Todd Spencer rejette ces accusations de CBC, tout en précisant ne pas être certain que les allégations qu'elle évoque concernaient Jian Ghomeshi.

Les choses ont commencé à s'envenimer pour M. Spencer quand une journaliste indépendante s'est plainte des «préférences sexuelles (de Jian Ghomeshi) et du traitement qu'il réservait aux femmes». M. Ghomeshi était alors à la barre de la populaire émission de radio «Q».

Todd Spencer, âgé de 45 ans et originaire de Toronto, affirme que l'ancien chef du service radio à l'époque, Chris Boye, lui avait fait part de la plainte avant de lui aussi perdre son emploi. L'enquête aurait à ce moment-là débuté de façon informelle. L'ex-employé de CBC dit aussi avoir mis un de ses supérieurs au courant que les décisions autour du dossier Ghomeshi étaient supervisées par la vice-présidente exécutive des services anglais, Heather Conway.

La haute direction, notamment le président-directeur Hubert Lacroix, a, selon Todd Spencer, été «profondément  impliquée et au courant» de la façon dont la situation a été prise en mains.

CBC a congédié Jian Ghomeshi en octobre 2014 après avoir obtenu des «preuves visuelles» qu'il avait blessé physiquement des femmes. L'animateur-vedette avait dit publiquement être adepte de «pratiques sexuelles brutales», assurant qu'il s'adonnait toujours à celles-ci de façon consensuelle.

Face aux critiques grandissantes quant au déroulement de l'enquête par CBC, le diffuseur avait mandaté l'avocate Janice Rubin de se pencher sur le cas Ghomeshi en novembre 2014. Todd Spencer a ensuite été mis en congé payé en janvier 2015.

Dans la déclaration qu'elle a livrée pour sa défense plus tôt ce mois-ci, CBC blâme l'enquête de Todd Spencer. «Il a déterminé qu'il n'y avait pas eu de conduite inappropriée par Jian Ghomeshi dans son environnement de travail, stipulait celle-ci. CBC a raisonnablement compté sur ce constat», poursuivait le diffuseur.

CBC dit avoir levé le voile sur de «sérieux et préoccupants enjeux» avec sa propre enquête. «La preuve de M. Spencer ne tenait pas la route. Il a menti à propos de ce qu'il a fait, disant avoir rencontré deux employés avant de conclure qu'il n'y avait pas eu de mauvaise conduite alors que c'était faux. Il a caché de l'information à son employeur», énumère le diffuseur.

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