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Les rotatives tournent dix fois plus pour Charlie Hebdo

Chez l'imprimeur de Charlie Hebdo, en région parisienne - dont... (PHOTO REUTERS)

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Agence France-Presse
Paris

Chez l'imprimeur de Charlie Hebdo, en région parisienne - dont l'adresse reste confidentielle pour raisons de sécurité -, les rotatives tournaient à plein lundi pour sortir en 24 heures le numéro anniversaire, tiré à un million d'exemplaires, un an après l'attentat, a constaté l'AFP sur place.

Ce numéro spécial affiche en Une un Dieu barbu, armé d'une kalachnikov et à l'habit ensanglanté, sous ce titre: «1 an après, l'assassin court toujours», ainsi qu'un vibrant plaidoyer du dessinateur Riss, patron du journal, en faveur de la laïcité, qui s'en prend aux «fanatiques abrutis par le Coran» et aux «culs-bénits venus d'autres religions» qui selon lui souhaitaient la mort du journal qui «ose rire du religieux».

Avant l'attentat, l'imprimeur de Charlie, qui travaille pour le journal satirique depuis 1992 en tirait environ 60 000 exemplaires par semaine, et le journal se vendait à environ 30 000. Depuis il en sort «300 000 exemplaires chaque semaine», a expliqué son directeur commercial, qui garde l'anonymat.

Pendant les mois qui ont suivi l'attaque, la gendarmerie a surveillé le site. Mais depuis les patrouilles se sont raréfiés, a-t-il souligné. Ce dimanche, à la veille de l'impression du numéro anniversaire, une brigade renforcée est venue sécuriser les lieux.

Pour l'imprimeur, il s'agit d'un «acte militant», car depuis qu'il travaille pour Charlie Hebdo, «c'étaient d'abord des connaissances, devenus des amis», dit-il.

En revanche, pour la quinzaine d'ouvriers du site, l'hebdomadaire reste presque «un client lambda». «Certes on a été choqués après l'attentat, mais nous n'avons pas d'appréhension particulière pour venir travailler», a témoigné l'un d'eux. «On lit vite fait la première et la der» (la dernière page) mais ce n'est pas trop notre soupe. Mais depuis les attentats, tout le monde me demande si je peux ramener des numéros», a-t-il souri.

Il y a un an, l'imprimeur avait réparti sur plusieurs sites la sortie en urgence du «numéro des survivants», le 14 janvier, qui avait été tiré à quelque 8 millions d'exemplaires.

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