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Des journalistes de L'Express adoptent une motion de défiance

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Agence France-Presse
Paris

Les journalistes de L'Express ont adopté mardi une motion de défiance contre le nouvel actionnaire du groupe, Patrick Drahi, et le directeur des rédactions, Christophe Barbier, pour protester contre un plan social qui vise 125 salariés, a-t-on appris de source syndicale.

Quelque 115 journalistes ont voté pour cette motion et 85 contre. Une autre motion ne visant que les nouveaux actionnaires a recueilli une plus forte majorité de 175 voix.

Parallèlement, François Busnel, directeur de la rédaction du magazine Lire et éditorialiste à l'hebdomadaire L'Express a annoncé son départ pour désaccord avec le nouvel actionnaire et Renaud Revel, rédacteur en chef à l'hebdomadaire, a évoqué son départ en interne mais n'a pas encore pris sa décision, ont-ils indiqué à l'AFP.

«Il n'est pas question d'un départ immédiat. Je suis toujours à ce jour salarié de L'Express», a souligné Renaud Revel, qui est aussi spécialisé dans les médias. Lors d'une réunion interne, il avait évoqué fin septembre son départ, selon une source syndicale.

Également producteur et animateur de La grande librairie sur France 5, François Busnel, 46 ans, a annoncé sa décision à ses équipes de Lire mardi après-midi. Il était entré à L'Express en 2001 comme rédacteur en chef adjoint du service Culture et dirigeait Lire depuis le 1er janvier 2004.

Quelque 115 journalistes du groupe ont pour l'instant décidé de partir dans le cadre de la clause de cession, après le rachat par Patrick Drahi.

Ce vote place en situation difficile Christophe Barbier, rédacteur en chef historique du magazine de nouvelles, nommé en juin à la tête des rédactions du groupe Altice Médias. «Je préfère accompagner ce PSE (ndlr: plan de sauvegarde de l'emploi) plutôt que prendre mes sous et partir», avait-il expliqué fin septembre à l'AFP. «Je veux protéger les moyens nécessaires pour faire un nouvel Express, mais je ne resterai pas à la tête d'un magazine qui ne paraît pas», avait-il averti.

Le plan social prévoit le départ de 125 salariés, plus huit pigistes permanents, au sein du groupe, qui rassemble des titres comme L'Express, L'expansion, Mieux vivre votre argent, Point de vue, Studio Cinélive, L'étudiant ou Lire. Ils s'ajouteront aux 115 départs volontaires dans le cadre d'une clause de cession ouverte cet été.

La motion votée mardi note «des services entiers voués à disparaître et la contradiction flagrante entre l'objectif annoncé - des médias de grande qualité - et l'attrition des moyens». «Malgré nos demandes répétées, l'incertitude sur le devenir éditorial et la pérennité de nos titres se confirme», protestent les salariés.

Au bout du compte, le groupe passera de 700 à 500 salariés, avec une réduction d'environ un tiers des effectifs des rédactions. Deux cents salariés (ceux de L'étudiant et de la régie) seront placés dans des filiales, avec une convention collective beaucoup moins favorable que celle de la presse.

Le plan social vise notamment des cadres intermédiaires, les correcteurs et documentalistes ainsi que des commerciaux et des administratifs.

Cette motion intervient le jour même où les salariés du groupe Lagardère Active ont adopté une motion de défiance contre leur président, Denis Olivennes, pour protester contre le «démantèlement du groupe», alors que la direction a annoncé la cession prochaine du mensuel Parents.

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