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Affaire Paul Watson: la Société géographique royale du Canada se défend

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Dans son blogue, M. Watson écrivait mardi que des fonctionnaires et des participants aux recherches des épaves accusent un membre de cette équipe de propager des «faits déformés et inexacts» sur la découverte.

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Colin Perkel
La Presse Canadienne
Toronto

Le premier dirigeant de la Société géographique royale du Canada soutient que son organisme n'a exercé aucun contrôle sur le contenu du documentaire consacré à la découverte, l'an dernier, d'un navire de l'expédition de l'explorateur britannique John Franklin dans l'Arctique au 19e siècle.

Le journaliste Paul Watson a présenté lundi dernier sa démission au Toronto Star parce que le quotidien aurait refusé, selon lui, de publier un article «d'un intérêt important» sur cette découverte - et surtout sur la façon dont certains protagonistes auraient tenté de manipuler les faits. Le Star réfute les motifs de M. Watson, qu'il qualifie de «bizarres».

La Presse Canadienne appartient conjointement à Torstar, au Globe and Mail et au Groupe de communications Square Victoria.

Dans un communiqué transmis jeudi, John Geiger a soutenu que les membres de la société de géographie avaient visionné le documentaire en même temps que les téléspectateurs à l'antenne de la CBC, en avril dernier, dans le cadre de l'émission The Nature of Things. Il estime que les critiques et commentaires sur le contenu du documentaire devraient plutôt être adressés aux réalisateurs.

Dans une entrevue au site internet Canadaland, le journaliste Watson évoque une lettre envoyée par le PDG de Research in Motion (RIM), Jim Balsillie, impliqué dans la recherche des épaves par le biais d'une fondation. M. Balsillie aurait soulevé auprès du ministre de l'Environnement de nombreuses questions concernant cette coproduction canado-britannique.

Un porte-parole de M. Balsillie a indiqué cette semaine que le patron de RIM avait effectivement partagé depuis quelques mois, en privé, ses inquiétudes concernant le projet Franklin à des «partenaires concernés» par le projet. Gordon Henderson, producteur exécutif du documentaire Franklin's Lost Ships, a minimisé quant à lui l'importance de la lettre de M. Balsillie. Il a ramené l'affaire à une tentative de se donner plus de crédit dans l'aventure.

Dans son blogue, M. Watson écrivait mardi que des fonctionnaires et des participants aux recherches des épaves accusent un membre de cette équipe de propager des «faits déformés et inexacts» sur la découverte. Selon le reporter, prix Pullitzer de photojournalisme en 1994, cette personne aurait accès au cabinet du premier ministre Stephen Harper - mais aussi aux éditeurs du Toronto Star. M. Watson a plus tard laissé entendre que cette personne est le premier dirigeant de la Société géographique royale du Canada, John Geiger, qu'il qualifie de «membre associé» aux recherches.

M. Geiger n'a pas répondu directement à ces allégations, renvoyant la balle aux dirigeants du Star et à M. Watson, «qui semblent avoir des vues bien différentes» de toute cette affaire.

Le porte-parole de la CBC, Chuck Thompson, a indiqué de son côté que le diffuseur public est convaincu que les informations contenues dans le documentaire sont exactes.

C'est le premier ministre Harper lui-même qui avait annoncé avec beaucoup de fierté, l'an dernier, qu'une équipe canadienne avait retrouvé l'épave de l'un des deux navires de l'expédition de Franklin, disparus en 1845 en tentant de découvrir le passage du Nord-Ouest, pour un accès arctique vers le Pacifique et l'Asie. Quelques semaines plus tard, c'est aussi M. Harper qui avait dévoilé l'identité de l'épave retrouvée, le HMS Erebus.

Le premier ministre estimait alors que les recherches pour retrouver l'expédition de Franklin faisaient partie des efforts du Canada pour affirmer son contrôle du Grand Nord canadien.

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