Télé canadienne: des changements envisagés?

Jean-Pierre Blais, président du Conseil de la radiodiffusion... (Photo: La Presse Canadienne)

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Jean-Pierre Blais, président du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes, lors du congrès annuel de l'Association québécoise de la production médiatique, à Montebello.

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La Presse Canadienne
Montréal

Le CRTC ne peut plus recourir à des moyens d'une autre époque comme les quotas pour atteindre ses objectifs comme la promotion de la programmation canadienne à la télévision, estime son président, Jean-Pierre Blais.

Le président du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes a livré ce message, vendredi, au congrès annuel de l'Association québécoise de la production médiatique, à Montebello.

«Il est clair pour tous que nous ne pouvons plus prendre des moyens rétrogrades - comme les quotas ou la protection des genres - pour atteindre nos objectifs. Notre avenir télévisuel ne sera pas construit derrière des murs inefficaces à l'ère numérique», a prévenu M. Blais.

Le président a rappelé que le CRTC s'affaire justement à modifier certaines règles pour permettre à l'industrie canadienne de s'adapter aux nouvelles réalités de l'ère numérique.

Il a laissé entendre que le marché francophone au Canada bénéficiait encore d'un certain avantage pour le moment. «Les Netflix de ce monde mettent beaucoup plus de temps à pénétrer le marché francophone. C'est un atout qui est moins réel dans le marché canadien de langue anglaise, car celui-ci est beaucoup plus proche de la réalité étasunienne», a noté le président du CRTC.

Il a aussi prévenu les gens de l'industrie que le soutien financier public dans leur domaine n'atteindra plus les niveaux qu'il a déjà atteints, puisque la population revendique aussi des investissements importants en santé, en éducation, en environnement et dans les infrastructures.

«Il est inutile de se faire des illusions ou de vivre dans la nostalgie. Le soutien financier public ne sera plus jamais ce qu'il a été dans le passé», a prévenu M. Blais.

Il a aussi invité l'industrie à investir dans des productions d'envergure. «Nous avons également besoin de plus de productions de grande envergure afin de pouvoir concurrencer les grandes productions internationales. Nous croyons qu'il y aurait des bénéfices appréciables à se regrouper et investir ensemble dans de grandes productions», a-t-il ajouté.

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