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Les médias francophones doivent jouer la carte de la mobilité

Installé dans la zone réservée aux médias, le... (Photo Jean-Marie Villeneuve, Le Soleil)

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Installé dans la zone réservée aux médias, le caméraman filmait en direction d'une salle d'audience du deuxième étage.

Photo Jean-Marie Villeneuve, Le Soleil

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Agence France-Presse
MONTRÉAL

Dans un océan de contenus en toutes langues, les médias francophones doivent jouer la carte de la mobilité pour répondre aux nouvelles habitudes de consommation et profiter du dynamisme des télécommunications en Afrique, selon des responsables de médias réunis lors d'un colloque à Montréal.

Organisée par l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) et HEC-Montréal, cette rencontre de professionnels est comme «un moment fondateur des médias et pour les médias francophones dans la francophonie», a estimé vendredi Clément Duhaime, administrateur de l'OIF.

La base de consommateurs francophones ne cesse de croître avec des projections avancées de plus de 700 millions de locuteurs d'ici 2050, dont plus de 80% sur le continent africain. Dans le même temps, la part de l'Afrique dans la production ou l'édition de contenus audiovisuels reste marginale.

«L'Afrique n'a pas encore la vitesse de croisière nécessaire sur l'économie numérique», a relevé Mactar Silla, directeur de la société gabonaise de conseils ACC. Pour autant, le dynamisme du numérique pour le continent a déjà des retombées sur l'économie.

Citant une étude du cabinet McKinsey, le PDG de la RTBF Jean-Paul Philippot a souligné que la part de l'économie numérique dans le PIB de certains pays africains, par exemple le Sénégal, est plus importante que celle de quelques pays européens.

«Le saut technologique de l'Afrique, la comparera rapidement avec l'Asie», a pronostiqué le patron de la radio et télévision belge.

Mathieu Gallet, PDG de Radio France, a recommandé à l'OIF de «soutenir le numérique», véritable «levier de développement des médias francophones» et outil inévitable pour «l'échange des programmes» entre partenaires de l'audiovisuel en langue française.

Pour les médias en Afrique, la solution de la mobilité est la clé. «Le mobile démultiplie les usages», a souligné Ahmadou Bakayoko, directeur général de la radio-télévision ivoirienne et ancien de Canal+ Afrique.

Il faut, pour cela, «mettre l'accent sur l'accès aux contenus» et donc investir pour «le développement des réseaux fixes et mobiles», a estimé de son côté Mathieu Gallet.

Se pose alors la question du financement alors que les États se désengagent en raison de leurs contraintes budgétaires.

Fervent défenseur du service public audiovisuel, le PDG de France Télévisions Rémy Pflimlin a appelé à l'union des radios et télévisions publiques francophones pour la circulation des contenus. En étant ensemble et partenaires, «nous pourrons marquer notre utilité et défendre nos financements», a-t-il assuré.

Autre défi pour les médias, celui de «créer de la cohésion sociale». Paradoxalement, «l'évolution de la communication n'a pas créé un meilleur vivre ensemble», a noté Sylvain Lafrance, responsable du pôle médias à HEC-Montréal, partenaire du colloque organisé par l'OIF.

Les recommandations de cette «conférence internationale sur l'avenir des médias francophones» seront présentées et discutées lors du prochain sommet de la Francophonie à Dakar fin novembre qui verra le secrétaire général Abdou Diouf passer la main.

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