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Le conflit israélo-palestinien s'étend sur les réseaux sociaux

De la fumée s'élève d'un bâtiment de Gaza... (PHOTO AFP)

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De la fumée s'élève d'un bâtiment de Gaza après une frappe aérienne menée par l'armée israélienne.

PHOTO AFP

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Offensive israélienne à Gaza

International

Offensive israélienne à Gaza

L'armée israélienne mène l'opération «Bordure protectrice», la plus importante offensive militaire contre la Bande de Gaza depuis la sanglante et controversée mission «Plomb durci» lancée en 2008-2009, qui avait fait plus de 1400 morts. »

La violence des dernières semaines entre Israël et le Hamas ne s'observe pas seulement sur le terrain. Elle est également très visible dans les réseaux sociaux, où les deux camps s'affrontent et tentent d'influencer à leur façon l'opinion publique.

Ce n'est pas un phénomène nouveau. Déjà, à la fin des années 2000, les deux ennemis utilisaient Facebook et Twitter pour faire passer leur message. Et il suffit de visiter quelques forums de discussion pour voir que la haine entre les deux camps s'exprime aussi sur le web. Mais ces réseaux étaient bien moins fréquentés à l'époque. Aujourd'hui, Twitter et Facebook font partie des habitudes quotidiennes d'une grande partie de la population et les deux camps les ont intégrés à leur stratégie de communication.

Ainsi, lorsque trois adolescents israéliens ont disparu, début juin, on a vu apparaître sur Twitter le mot-clic #BringBackOurBoys, un clin d'oeil à la campagne #BringBackOurGirls que les Nigérians ont lancée lors du kidnapping de quelque 200 étudiantes (à ne pas confondre, toutefois, avec une autre campagne, ironique celle-là, qui utilisait aussi le mot-clic #BringBackOurBoys lorsque l'équipe nigérianne a perdu à la Coupe du monde).

Sauf que contrairement au Nigeria, le mot-clic n'était pas le fruit d'une initiative individuelle, mais plutôt d'une opération orchestrée par des diplômés de l'Université d'Haifa qui participent à «Ambassadeurs en ligne», un programme gouvernemental qui forme les étudiants à utiliser le web à des fins diplomatiques pour mieux faire circuler un message pro-israélien.

La tension a monté d'un cran lorsque la mort des trois jeunes hommes a été confirmée. Une page Facebook appelant à «venger» les trois jeunes est apparue et en l'espace de quelques heures, des dizaines de milliers de personnes avaient cliqué «j'aime». Et c'est sans compter les appels au meurtre à l'endroit des Arabes.

Tout ça dans un climat de censure. En effet, le New York Times rapporte qu'au cours des dernières semaines, les services de renseignement israéliens ont tenté d'étouffer la couverture journalistique du kidnapping des trois adolescents et du meurtre d'un jeune Palestinien qui a suivi. Certains reprochent au gouvernement d'avoir voulu gagner du temps afin de manipuler l'opinion publique avec sa campagne #BringBackOurBoys dans les réseaux sociaux. Comme aucune information ne filtrait dans les médias traditionnels à propos des trois disparus, le mouvement de soutien à leur endroit a eu le temps de prendre de l'ampleur sur Twitter et Facebook.

Déclarations incendiaires

Pour Sami Aoun, directeur de l'Observatoire sur le Moyen-Orient à la Chaire Raoul-Dandurand de l'UQAM, il est clair que l'utilisation des réseaux sociaux dans ce conflit n'a rien à voir avec celle observée lors du Printemps arabe, où ils avaient joué un rôle crucial. 

«Cette fois-ci, on ne peut pas parler d'effet de soupape, observe le spécialiste en entrevue à La Presse. La société israélienne est ouverte aux débats. C'est aussi une société moderne, avancée technologiquement et où les réseaux sociaux sont très populaires. Israël - qui figure au 96e rang du classement mondial de la liberté de presse de l'organisme Reporters sans frontières - peut bien tenter de museler les médias traditionnels et de limiter la liberté de presse en situation de guerre ou lorsqu'elle se sent menacée, mais elle n'exerce aucun contrôle sur les réseaux sociaux.»

Sur Twitter, ces jours-ci, on peut lire des déclarations incendiaires, des appels au meurtre, des propos virulents et racistes... Les échanges sous les mots-clics #israelvivra, #israelunderfire et #gazaunderattack n'annoncent malheureusement aucun changement de ton.

Louis Lemieux à la retraite... ou presque

L'animateur de RDI Matin Week-End Louis Lemieux vient d'annoncer qu'il prend sa retraite de Radio-Canada. Il s'était entre autres distingué lors de la couverture des inondations de Saguenay, en 1996. Il animera sa dernière émission le 20 juillet. Mais il semble que M. Lemieux ne quittera pas les médias. Dès la rentrée, si la rumeur se confirme, on le retrouvera au micro de l'émission du matin de Radio X, qui a récemment remercié son morning man Carl Monette. L'arrivée de Louis Lemieux annoncerait sans aucun doute un changement de ton. À suivre.

George Clooney est fâché

L'acteur George Clooney a toujours eu un rapport amour-haine avec les médias. D'une part, il les respecte - son père était journaliste -, et d'autre part, il les fuit, étant la cible des paparazzis et autres journalistes à potins à travers le monde. Cette semaine, il s'en est pris au Daily Mail de Londres, qui a publié un texte affirmant que sa future belle-mère libanaise s'opposait au mariage de sa fille avec l'acteur pour des motifs religieux. Le Daily Mail s'est excusé - après que l'article eut fait le tour du monde -, mais Clooney a refusé les excuses.

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