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#Rameneznosfilles, une campagne sur les réseaux sociaux

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Le mot-clic #Bringbackourgirls a été twitté deux millions de fois et plusieurs personnalités se sont jointes au mouvement de solidarité planétaire, dont la première dame des États-Unis Michelle Obama.

Après un silence de trois semaines, la campagne pour dénoncer l'enlèvement de plus de 250 jeunes filles au Nigeria bat son plein sur les réseaux sociaux.

Vendredi, le mot-clic #Bringbackourgirls avait été twitté deux millions de fois et plusieurs personnalités se sont jointes au mouvement de solidarité planétaire, de la première dame des États-Unis Michelle Obama à la ministre de la Justice française Christiane Taubira en passant par la jeune Malala.

Des gens de partout dans le monde se photographient en tenant une affiche sur laquelle est inscrit «Bring back our girls» ou «Ramenez nos filles» et la font circuler sur Twitter, Facebook et Instagram. Des pétitions circulent également pour réclamer la libération des jeunes filles. Le mouvement de solidarité n'a pas épargné le Québec : la rédaction de Châtelaine, le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, et plusieurs personnalités publiques participent à la campagne #Rameneznosfilles.

Cette campagne avait commencé discrètement au Nigeria il y a deux semaines, le 23 avril plus exactement, lors d'un événement chapeauté par l'UNESCO. C'est un avocat, Ibrahim M. Abdullahi, qui a repris et twitté les propos du vice-président de la Banque mondiale pour l'Afrique, le Dr Oby Ezekwesili, qui a lancé: «Bring Back the Girls!»

Mais c'est la vidéo obtenue par l'Agence France-Presse qui a véritablement mis le feu aux poudres. On peut y voir le chef du mouvement islamiste Boko Haram, Abubakar Shekau, revendiquer l'enlèvement des jeunes filles. Il a une arme à la main et un sourire qui donne froid dans le dos. Il déclare entre autres qu'il va vendre les jeunes femmes, les marier de force ou en faire des esclaves sexuelles. La vidéo a circulé sur les réseaux sociaux et les propos ont horrifié l'opinion publique. La campagne a alors pris son envol.

Cela dit, il s'est tout de même écoulé trois semaines entre le kidnapping et l'indignation. Comment expliquer ce silence ?

« Les crimes contre les filles et les femmes ne sont pas seulement courants, ils sont ignorés, ils ne sont pas sanctionnés et les médias internationaux n'en parlent pas, surtout quand ils se déroulent dans les pays pauvres et en développement », écrit la journaliste Lauren Wolfe dans la revue Foreign Policy.

Répercussions politiques et sociales

Aujourd'hui, la campagne #Rameneznosfilles ne se limite pas au web. Elle a des répercussions politiques et sociales. Les gouvernements américains et britanniques ont envoyé des représentants au Nigeria pour effectuer des pressions auprès du gouvernement. Les Nigérians ont également protesté dans la capitale le 30 avril dernier. Plusieurs manifestations sont en outre organisées un peu partout sur la planète, preuve que les réseaux sociaux sont de formidables outils de mobilisation. Comme l'écrivait Clay Shirky en 2009 dans son essai Here Comes Everybody, les réseaux sociaux ont le pouvoir de transformer l'organisation sociale en cas de désastre humanitaire, de soulèvement politique ou de campagne de sensibilisation. 

Dans Tweet and the Streets, publié en 2012, Paulo Gerbaudo aborde lui aussi la question du militantisme 2.0, une tendance qui ne s'illustre plus seulement par le Printemps arabe. De plus en plus d'organismes et de citoyens utilisent désormais Twitter et Facebook pour sensibiliser la population, amasser des fonds et inciter les gens à s'impliquer. La campagne #Bringbackourgirls en est un excellent exemple.

ERREUR SUR LA PERSONNE

La photographe Ami Vitale est outrée. Depuis quelques jours, une de ses photos a été partagée des milliers de fois sur les réseaux sociaux, en lien avec le kidnapping des jeunes étudiantes nigérianes. Or la photo qu'on utilise montre une jeune femme originaire de Guinée-Bissau, a-t-elle expliqué au site Poynter. Elle a été prise en 2000, dans un contexte qui n'a absolument rien à voir avec le trafic d'êtres humains. Imaginez la réaction de ses parents de voir la photo de leur fille exposée de la sorte !

TWEETAIDE

Nous l'écrivions plus haut, les réseaux sociaux peuvent être un formidable outil de mobilisation.

Le 20 mai prochain aura lieu la quatrième édition de TweetAide ActionTox, une campagne de financement pour venir en aide aux jeunes et les sensibiliser aux dangers de la dépendance et des comportements à risque.

Plusieurs personnalités publiques, dont Louis Morissette, participeront à l'événement.

Pour plus de détails, on peut s'abonner au compte de @wikijeff sur Twitter ou visiter le site tweetaide.ca




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