Un quotidien lancé en pleine crise à Perpignan

Agence France-Presse
Perpignan

Un nouveau quotidien sur papier, L'Écho du Roussillon, est sorti jeudi à Perpignan et dans ses environs au prix de 50 centimes, un pari, de l'aveu de son directeur, en période de crise profonde de la presse écrite.

L'Écho du Roussillon «est un quotidien (paraissant) six jours sur sept (...) c'est un quotidien local très clairement mais (...) qui veut mettre en avant l'économie, l'idée (étant) de soutenir et de mettre en avant ce qui réussit plutôt que d'être systématiquement dans la dénonciation ou la critique», a expliqué à l'AFP celui qui l'a lancé, Pierre Ginabat, aujourd'hui directeur de la publication et de la rédaction.

Le nouveau venu, imprimé à 10 000 exemplaires de l'autre côté de la frontière en Espagne et diffusé à Perpignan, dans la plaine du Roussillon et sur le littoral, a fait sa première une sur une interrogation: «Perpignan zone touristique?», avec une photo de terrasses de cafés de Perpignan.

L'Écho du Roussillon, publié en format tabloïd sur une trentaine de pages, ouvrira ainsi à l'avenir sur trois pages économiques et aura des pages d'informations locales, quelques pages d'informations sportives et générales faites avec les dépêches de l'Agence France-Presse, et les classiques pages d'annonces, de programme télé, de jeux etc. Il sera un journal «plutôt urbain».

M. Ginabat, 51 ans, ancien directeur au journal l'Indépendant, concède que lancer un quotidien aujourd'hui constitue une gageure mais prend le pari de rendre le journal «à nouveau abordable». «Il y a des raisons à la crise (de la presse). Il y a un gros problème dans la presse, c'est qu'elle est très chère (et) beaucoup trop chère pour les annonceurs aussi», dit-il. Lui-même a une foi «complète» dans la presse, quel qu'en soit le support à l'avenir.

L'Écho du Roussillon sera rédigé par une douzaine de journalistes et la rédaction est située à Perpignan. Faire concurrence à l'Indépendant, le journal local, «c'est pas du tout le but», dit M. Ginabat, qui n'a pas quitté l'Indépendant en bons termes en 2012. Il veut faire à L'Écho du Roussillon «les choses justement que je n'ai pas pu faire à l'époque».

M. Ginabat lance L'Écho du Roussillon avec une vingtaine de partenaires dont il ne souhaite pas dévoiler les identités mais qui ne sont, dit-il, ni des institutionnels, ni des partis, ni des fonds de pension.




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