Carla Bruni parle de sa vie d'ex-première dame

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Après cinq années durant lesquelles son rôle de première dame l'a obligée à verrouiller son discours, Carla Bruni fait un pas de plus vers la lumière et renoue avec les pages glacées des magazines.

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Associated Press
Paris

Après cinq années durant lesquelles son rôle de première dame l'a obligée à verrouiller son discours, Carla Bruni fait un pas de plus vers la lumière et renoue avec les pages glacées des magazines.

Dans un entretien avec le magazine Vogue Paris pour son spécial de Noël, disponible en kiosque le 3 décembre, l'ancienne mannequin se livre dans un portfolio mode et parle de sa famille de coeur, de ses proches, de sa carrière et de son mari, l'ancien président français Nicolas Sarkozy. Des confessions où l'on apprend qu'elle est une bourgeoise qui s'assume et qui «aime les hommes très séduisants», même si elle appréhende les effets du temps qui passe.

Levant un coin du voile sur son prochain album en préparation, Carla Bruni reconnaît avoir du mal à parler de sa musique, mais dit éprouver de la gratitude pour les gens qui s'intéressent à son travail. Son nouvel album contiendra une reprise de Douce France de Charles Trenet en italien, la langue natale de Carla Bruni.

Carla Bruni explique que la notion de «changement de cap» a jalonné son enfance, puis sa vie. «Petite, j'ai changé de pays. Assez tôt, j'ai changé de langue. Plus tard, j'ai changé de milieu», se souvient celle qui a grandi dans une famille bien rangée pour faire d'abord carrière dans le milieu de la mode. «Puis, j'ai changé de métier. (...) Au même moment, j'ai changé de père», poursuit-elle, en référence à la découverte tardive que son père Alberto n'était finalement pas son géniteur.

Des vies multiples qui ont aguerri son sens de la perception de l'autre. «Je juge les gens d'une seule manière: je les aime ou je ne les aime pas», affirme-t-elle, tout en précisant qu'elle n'a «pas d'idées préconçues».

«Je n'en avais pas sur Nicolas Sarkozy», dit-elle. «Quand je l'ai vu, j'ai vu sa peau, j'ai vu ses mains, j'ai vu comment il bougeait, j'ai vu sa manière de parler et j'ai été attirée par lui tout de suite», affirme Carla Bruni, avant d'ajouter que «le fait qu'il soit président» était pour elle «anodin».

Quant au côté féminin qui lui a longtemps plu chez les hommes qu'elle a aimés, elle reconnaît que ce n'est pas un trait saillant chez Nicolas Sarkozy. Il est «viril», affirme-t-elle, et c'est avec lui qu'elle est «devenue beaucoup plus femme», car «il a dévoré le petit garçon» qui se cachait en elle.

Si son aventure de première dame de France a été «belle», Carla Bruni souhaite désormais «redevenir une citoyenne comme les autres». Elle affirme qu'elle ne se considère pas du tout comme «une militante féministe» et se revendique comme «italienne et bourgeoise», en ce sens qu'elle «aime faire tous les jours la même chose» et qu'elle «aime maintenant avoir un mari». Résultat: elle a l'impression d'être devenue sa propre mère.

Priée de donner son avis sur le mariage entre personnes de même sexe, Carla Bruni se déclare «plutôt pour» et se dit également favorable à l'adoption d'enfants par ces couples. «Mon mari est plutôt contre pour des raisons liées à sa vocation d'homme politique», reconnaît-elle. Elle précise que sa position sur la question s'explique par le fait qu'elle a «beaucoup d'amis, femmes et hommes, qui sont dans ce cas-là».

«Je ne vois rien d'instable ou de perverti dans les familles homoparentales», affirme-t-elle, en ajoutant qu'«il y a peut-être même un investissement supérieur de la plupart des parents homos à cause du regard de la société».

À l'aube d'une nouvelle phase de sa vie, Carla Bruni reconnaît la «tristesse» de cette étape à franchir, «la partie la plus difficile», juge-t-elle, en citant l'actrice américaine Bette Davis.

Même si la mannequin devenue chanteuse y voit aussi quelques avantages. «L'âge augmente d'abord la connaissance qu'on a de soi et de son corps», explique-t-elle. Tout cela est bien moins confus que dans la jeunesse. «Le plaisir, et pas seulement le sexe, se précise avec l'âge. C'est plus sophistiqué», affirme-t-elle, en précisant qu'«il y a moins de quantité que de qualité».

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