Les voyages de Juliette

Rose-Line Brasset est catégorique : « Nos enfants sont les... (PHOTO HUGO-SEBASTIEN AUBERT, LA PRESSE)

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Rose-Line Brasset est catégorique : « Nos enfants sont les meilleurs compagnons de voyage qu'on puisse imaginer. »

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Après New York et Barcelone, Rose-Line Brasset emmène son personnage fétiche en voyage à La Havane. Mais ce troisième roman de la série des « Juliette », destinée aux jeunes adolescents, est loin d'être son dernier.

Plus de 35 ans de voyage n'auront pas réussi à tarir la « soif de voyage » de la journaliste et auteure de Québec. « J'ai passé ma vie à voyager et ça me fascine toujours autant », confie Rose-Line Brasset.

Avec ses deux enfants, aujourd'hui âgés de 17 et 22 ans, cette mère de famille monoparentale avide de découvertes est montée sur les grandes roues de « presque toutes les capitales », a fait de l'équitation dans la sierra mexicaine et même « du pouce » jusqu'aux Îles-de-la-Madeleine, quand ils étaient encore petits.

L'idée d'écrire les « Juliette » lui est venue lorsqu'elle a remarqué que sa fille commençait à confondre les souvenirs de voyage. C'est donc pour « fixer ces souvenirs dans le temps » qu'elle a imaginé le personnage, en partie calqué sur sa fille, mais aussi sur ses propres expériences, ses surprises devant les différences de même que son émerveillement devant les similitudes entre les peuples.

Dans les trois « Juliette » parus à ce jour, l'adolescente de 13 ans et sa mère se lient d'amitié avec des résidants des villes qu'elles visitent. Ces rencontres leur permettent de découvrir la façon de vivre et les valeurs locales. Au fond, les jeunes se ressemblent partout dans le monde : ils aiment se retrouver entre eux et sont souvent exaspérés des habitudes et des commentaires de leurs parents, plaisante l'auteure. « Je voulais que les enfants rigolent en lisant les livres, qu'ils en apprennent sur les autres et qu'ils comprennent que l'amitié peut se cultiver, même à distance. »

Bien entendu, les péripéties « fantaisistes » qui ponctuent chacun des romans ne sont jamais arrivées lors des voyages de la petite famille. Mais tout le reste - les anecdotes et les endroits visités - est fidèle à la réalité. Rose-Line Brasset a par ailleurs inclus à la fin de chaque tome un carnet de voyage « sur les pas de Juliette », qui rappelle les principaux attraits touristiques de la ville, revient sur les coutumes locales et présente quelques éléments historiques sur la destination, en plus d'un lexique et d'un questionnaire amusant. Un complément utile auquel elle tenait « mordicus », même si elle a semé des informations générales sur ces endroits tout au long des histoires.

RÊVES DE VOYAGES

Cette passion pour le voyage, l'auteure la tient de son père, vétéran de la Seconde Guerre mondiale qui lui parlait dans son enfance des villes européennes qu'il avait découvertes. « Il me disait : "Toi aussi, un jour tu iras à Berlin, Amsterdam, Paris, Londres...", se souvient-elle, les yeux brillants. Et la première fois que j'ai vu ces endroits, j'étais très émue. »

À 17 ans, Rose-Line Brasset a commencé à voyager. Elle a été jeune fille au pair en Suisse, avant de partir pour l'Équateur. « J'ai toujours pensé que je serais une meilleure mère si je faisais le tour du monde avant d'avoir des enfants. Je voulais voir comment les autres élevaient leurs enfants, c'est pour ça que j'ai eu les miens assez tard. » Depuis, elle n'a jamais cessé de faire ses valises, en moyenne six fois par an et invariablement à chaque congé scolaire, entraînant ses enfants avec elle.

Voyager avec ses enfants n'est pas aussi difficile qu'on le croit, estime Rose-Line Brasset. « J'ai commencé par des destinations faciles et sécuritaires comme Cuba, puis j'ai peu à peu pris confiance en moi et on est allé en Europe. »

Il faut évidemment prévoir des activités pour les amuser, mais même sa fille, qui rouspétait avant chaque visite au musée, finissait par les apprécier. L'avantage, c'est qu'on connaît ses enfants si bien qu'on sait d'avance ce qui les amusera, explique-t-elle. « En plus, c'est jamais compliqué de choisir un restaurant ! »

Fière de ses expériences, la globe-trotteuse est catégorique : « Nos enfants sont les meilleurs compagnons de voyage qu'on puisse imaginer. »

L'automne prochain, Rose-Line Brasset emmènera Juliette à Amsterdam. Il y aura aussi Paris et San Francisco, mais l'auteure rêve d'Istanbul et d'Athènes, et même de destinations plus exotiques alors que sa propre fille a envie de découvrir l'Inde. « Le tour du monde, on n'aura jamais fini de le faire ! », lance-t-elle.

Juliette à La Havane, Rose-Line Brasset. Hurtubise, 304 pages. À partir de 10 ans.

EXTRAIT 

« En mettant le pied dehors, nous sommes enveloppées par la chaleur et l'humidité. Le contraste avec l'air climatisé de l'hôtel est saisissant. Dire qu'il faisait seize degrés Celsius sous une pluie torrentielle lorsque nous avons quitté le Québec hier soir ! Nous nous mêlons à la foule et, bizarrement, je me sens tout de suite dans mon élément. Dans la rue, petites boutiques, cafés et marchands de journaux se succèdent. Il y a du monde partout, c'en est presque étourdissant ! Les gens discutent et s'interpellent. Je ne comprends pas grand-chose à ce qui se dit, mais l'espagnol sonne comme une mélodie à mes oreilles. À l'entrée de plusieurs immeubles, des haut-parleurs laissent échapper une musique entraînante. En fait, dans la rue, la musique est omniprésente. Ça me met de bonne humeur ! »

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