Deux romans en six mois pour Chrystine Brouillet

Chrystine Brouillet a reçu les journalistes chez elle... (PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE)

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Chrystine Brouillet a reçu les journalistes chez elle lundi avec des desserts d'inspiration vénitienne, comme dans le grand banquet que le chef Guido organise dans le nouveau roman La mort mène le bal.

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Josée Lapointe

Grosse année pour Chrystine Brouillet, qui sortira deux livres en moins de six mois en 2015. La mort mène le bal, en librairie à compter d'aujourd'hui, met en scène la «sympathique» tueuse en série Louise, qui avait fait sa première apparition il y a plus de 20 ans dans Chère voisine, et dont la suite, Louise est de retour, a été publiée l'an dernier aux Éditions de l'Homme. Et juin marquera le retour de Maud Graham dans un nouvel opus qui a dormi pendant des mois dans les tiroirs de La courte échelle, en pleine tourmente financière, avant d'être récupéré par les éditions Druide où la série sera maintenant publiée.

«Je suis contente parce que les choses se sont merveilleusement bien soldées. Je me sens en sécurité, confortable, explique la reine québécoise du polar, qui a trouvé très difficiles ces années d'incertitude. Quand on écrit, on doute toujours de ce qu'on fait. Si, en plus, on se demande si on va être payé pour notre travail...»

Autant les enquêtes policières de Maud Graham sont sérieuses et dramatiques, autant les péripéties de Louise font dans l'humour très noir. C'est que Louise est une monomaniaque à l'esprit de vengeance bien aiguisé, qui n'hésite jamais à trucider son prochain s'il menace sa quiétude ou s'attaque aux animaux. «Pour ça, je la comprends tout à fait! J'aime beaucoup la mécanique de la comédie et j'aime beaucoup Louise. Je la trouve franchement délinquante.»

Faire régner l'ordre

Dans La mort mène le bal, Louise s'attaque à rien de moins qu'à un chef mafieux qui a fait tuer ses chiens parce qu'ils aboyaient trop.

«Elle n'a peur de rien. Avec la mafia, il faut seulement être plus organisé... Ils sont bien protégés, et les risques de représailles sont grands!» dit Chrystine Brouillet, qui ne détesterait pas avoir Louise comme copine. «Elle pourrait nous débarrasser de bien des pourris! Plein de noms nous viennent en tête, juste là... Bon, on jase là.»

Ainsi, Louise «fait régner l'ordre» à sa manière, et le lecteur finit par être de son côté... même si les morts s'accumulent. «En fait, les seuls morts qu'on pleure, ce sont celles des animaux... C'est pour ça que je m'amuse autant avec Louise: tu peux tuer plein de monde, mais comme ils le méritent, on s'en fout un peu...»

Louise est-elle une vraie méchante? «C'est une méchante sympathique. Il y en a plein dans la fiction. Regarde Dexter ou Tony Soprano... Mais il ne faudrait pas qu'elle rencontre Maud Graham. Ça irait mal pour elle!»

La rousse quinquagénaire trouvera dans ce nouveau livre son équivalent masculin en la personne de Rafaele, un beau jeune Italien qui est devenu le garde du corps de son oncle mafieux seulement pour venger la mort de son père.

«Des bizarres comme lui, il n'y en a pas tant que ça. Mais elle n'est pas embêtée par ça. Il peut gêner des gens, mais elle le trouve très bien, organisé, il ne parle pas pour rien dire, il est dans sa bulle, à son affaire.»

Les deux se rejoignent tellement, ajoute l'auteure, qu'ils n'ont probablement pas fini de se côtoyer. Même si, à la fin du roman, le jeune homme repart vivre en Italie. «Moi, je pense qu'ils vont se revoir...»

De toute façon, Louise commence à être un peu brûlée dans les différents corps policiers. «Il y a plein de gens qui s'en sortent toujours, alors pourquoi pas elle? Moi, je crois qu'elle va continuer à sévir, mais ailleurs, là où personne ne la connaît... Pourquoi pas Venise, tiens? Ce serait un projet de la faire voyager. Et il y a tant de recoins, de ruelles sombres, où on peut tuer des gens dans cette ville...»

La suite dans un an ou deux.

La mort mène le bal

Chrystine Brouillet

Les Éditions de l'Homme, 225 pages

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