La ville gagne toujours: révolution et déception égyptiennes ***

La ville gagne toujours, d'Omar Robert Hamilton... (Image fournie par la maison d'édition)

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La ville gagne toujours, d'Omar Robert Hamilton

Image fournie par la maison d'édition

La PresseJanie Gosselin 3/5

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Le Caire, 2011. Les rues vibrent au rythme des manifestations. Khalil, Mariam et Hafez y participent activement. Avec quelques comparses, ils mettent sur pied Chaos, une organisation diffusant images, balados et informations sur le mouvement d'opposition.

Mais bientôt, la frénésie du début se heurte à la lassitude du public, aux élections - et à leurs résultats -, aux oppositions, à la méfiance. Rêvant d'une révolution, les personnages sont plutôt contraints à se battre contre les policiers, à mettre sur pied des patrouilles antiharcèlement pour protéger les manifestantes, à visiter morgues et prisons à la recherche des disparus.

Les années passent, et le changement tant espéré ne prend pas le visage souhaité. Le réalisateur Omar Robert Hamilton met à profit sa propre expérience dans ce premier roman: lui-même s'est rendu au Caire en 2011, où il a mis sur pied un groupe pour documenter la révolution.

Les images sont d'ailleurs très fortes dans ce livre au style descriptif et efficace: l'asphyxie causée par les bombes lacrymogènes, la densité des foules, la panique autour des blessés. Les personnages, par contre, sont plutôt mal définis, laissant toute la place à leur combat politique et à l'action.

* * * 

La ville gagne toujours. Omar Robert Hamilton. Traduit de l'anglais par Sarah Gurcel. Gallimard. 344 pages.




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