Origine: tout ça pour ça? ***

Origine... (Photo fournie par JC Lattès)

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Origine

Photo fournie par JC Lattès

La PresseJean-Christophe Laurence 3/5

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Le grand futurologue Edmond Kirsch, scientifique mondialement reconnu, s'apprête à révéler au monde sa plus grande découverte: la vérité sur l'origine et l'avenir de l'humanité. Mais il est tué au moment de faire sa révélation, en direct devant des millions de gens.

Son ami Robert Langdon, présent lors de l'assassinat, tente alors de retrouver le disque dur contenant cette information cruciale, afin de la diffuser mondialement avant que des forces obscures ne l'en empêchent.

Après un silence de quatre ans, Dan Brown est de retour au rayon des best-sellers avec ce polar techno-religieux qui se déroule entièrement en Espagne.

Le rythme est enlevé, les phrases, succinctes, les chapitres, courts. On ne s'ennuie pas, ou si peu. Et qu'importe les (multiples) invraisemblances, puisqu'elles sont au service du récit et du professeur Langdon, qui partage ici la vedette avec une directrice de musée et un ordinateur ultra-sophistiqué.

En fin de compte, pourtant, on est déçu par le dénouement. Comme une désagréable impression d'anti-climax alors que tout, depuis le début, allait dans le sens d'un impressionnant build-up.

Vrai que le chemin a parfois plus de valeur que la destination. Ainsi vu, Origine ne manque ni d'attrait ni d'intelligence... artificielle. Mais ultimement, on ne peut s'empêcher de se poser la question: on a lu tout ça pour ça?

* * *

Origine. Dan Brown. JC Lattès. 565 pages.

«Extrait

« Le temps sembla s'arrêter.

Un grand silence tomba sur la salle, puis ce fut la panique.

Sous le dôme où était projetée l'image du corps ensanglanté de Kirsch, la foule se précipitait vers la sortie, craignant une fusillade.

Au milieu de ce pandémonium, Robert Langdon était comme pétrifié. Non loin de lui, il regardait son ami qui gisait sur le flanc, face à son public, une plaie béante au front. Par une ironie du sort, son visage était toujours éclairé par le projecteur de la caméra, fixée sur son pied, et ce spectacle macabre était diffusé sur toute la planète. »»





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