L'embaumeur ou l'odieuse confession de Victor Renard: incursion dans les rites d'une autre époque **1/2

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L'embaumeur ou l'odieuse confession de Victor Renard, d'Isabelle Duquesnoy

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La PresseJanie Gosselin 2/5

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Dans son roman historique, Isabelle Duquesnoy dépeint les moeurs du Paris de la Révolution à travers les yeux d'un jeune homme au banc des accusés.

Dans un effort pour échapper à la guillotine, Victor Renaud raconte l'histoire de sa vie, de son enfance pauvre à son ascension sociale grâce à son métier d'embaumeur. Mais de quoi est-il accusé? A-t-il tué sa mère cruelle, celle qui s'est moquée de son handicap toute sa vie? L'a-t-on surpris à démembrer des cadavres pour gagner quelques pièces? A-t-il été découvert dans sa double vie amoureuse?

Le peintre à qui il vend des coeurs embaumés pour l'utilisation de leur pigment brun sur les toiles s'est-il aperçu qu'il ne s'agissait point d'organes royaux? Il faudra attendre à la toute fin pour connaître la nature de l'accusation, alors que les pistes se multiplient.

Auteure de près d'une dizaine d'ouvrages historiques, Isabelle Duquesnoy transporte le lecteur à la fin du XVIIIe siècle, tant par le choix des mots que par la description des habitudes et croyances de l'époque.

L'écrivaine française s'attarde parfois un peu trop aux détails scabreux, versant à plusieurs reprises dans la scatologie et le morbide. Le roman reste cependant habile.

* * 1/2

L'embaumeur ou l'odieuse confession de Victor Renard. Isabelle Duquesnoy. Éditions de La Martinière. 526 pages.

«« La récolte s'annonçait maigre : des dents blanches et saines, mais hélas, aucune longue mèche de cheveux récupérable, les condamnés ont toujours la nuque coupée court et leurs cheveux sont vendus par le bourreau au fabricant de perruques. Nous n'avions remarqué, ni l'un ni l'autre, que le plus maigre des cinq corps était celui d'une femme. Jacques-Romain suggéra de lui trancher les bras et les jambes afin de les vendre aux Académies de médecine, mais aucun de nous n'y parvint. Je me violentai cependant pour découper proprement leurs poitrines et en ôter les coeurs encore bien fermes. Je connaissais la valeur de ce butin. »»





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