Crimes au musée: les musées de la mort ****

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Norbert Sphener

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La Presse

Après Crimes à la librairie (Druide, 2014), puis Crimes à la bibliothèque (Druide, 2015), Richard Migneault revient avec un autre recueil thématique de qualité intitulé Crimes au musée.

Avec ce nouvel opus, publié en coédition avec Belfond, l'anthologiste jette un pont entre le Québec et l'Europe en réunissant des auteurs féminins des deux côtés de l'Atlantique.

Au sommaire: 18 femmes québécoises, françaises et belges qui nous démontrent que les musées sont parfois des endroits inquiétants, dangereux, où la mort et les assassins rôdent.

Par exemple, dans Mobsters Memories, Andrée A. Michaud nous propose un pastiche savoureux et un hommage au roman et au film noirs.

Avec La mystérieuse affaire du codex Maya, Stéphanie de Mecquenem fait un clin d'oeil à Agatha Christie, alors que liaisons dangereuses et vengeance sont au menu de La mort à ciel ouvert de Florence Meney et de Charogne de Marie Vindy.

Catherine Lafrance évoque un trafic pour le moins original dans Le Christ couronné d'épines. Avec ces textes très variés, ce troisième recueil est le meilleur de la série, même si le lien avec la thématique du musée est parfois ténu.

* * * *

Crimes au musée. Richard Migneault (dir.). Druide. 352 pages.

«Extrait 

« La salle était plongée dans une obscurité totale, à l'exception de quelques moniteurs qui grésillaient çà et là, entourés d'ampoules qui se mettaient à clignoter dès qu'un visiteur passait devant l'écran. Le visage en gros plan d'Al Capone ou de l'un des gangsters de l'histoire du crime envahissait alors l'image et une pétarade s'ensuivait, aussi assourdissante que si deux gangs rivaux s'étaient tirés dessus à bout portant.

À la première pétarade, je me suis jeté au sol en même temps que Latimer, dont la gueule de truand venait de s'encadrer dans la porte d'entrée, éclairée à contre-jour par la lumière du hall. J'ai à peine eu le loisir d'admirer la balafre qui lui barrait la mâchoire qu'il plongeait dans l'obscurité, la tête première, comme il avait dû le faire des dizaines de fois au cours de son existence aussi inutile que merdique. »

(Mobsters Memories, d'Andrée A. Michaud)»





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