Cet été-là: qui a enlevé Katie Mackey?

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Cet été-là

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La PresseNorbert Sphener, collaboration spéciale 4/5

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Norbert Spehner

Collaboration spéciale

La Presse

Sélectionné pour le prix Pulitzer du meilleur roman, Cet été-là, premier thriller de Lee Martin est construit selon le modèle du récit à points de vue multiples, un puzzle qui donne la parole aux différents acteurs d'un drame qui s'est déroulé il y a 30 ans.

Le soir du 5 juillet, la petite Katie Mackey, âgée de 9 ans, est partie à la bibliothèque pour rendre des livres. Personne ne l'a jamais revue. Malgré des dizaines de témoignages et une enquête sérieuse de la police, personne n'a jamais su ce qu'il était advenu de la gamine.

Trente ans plus tard, divers protagonistes se souviennent. Peu à peu, les langues se délient, les pièces du casse-tête se mettent en place: le frère de Katie, son professeur, l'étrange et inquiétant Dees, Raymond R., le conjoint violent de Clare Mains, quelques voisins, tous prennent la parole.

Mais à qui se fier? Qui dit vrai? Qui fabule? Les versions évoluent, changent selon un suspense soigneusement agencé qui met les nerfs du lecteur à rude épreuve, l'auteur sachant garder l'intérêt jusqu'à la toute fin qui réserve encore une dernière surprise.

Sans violence explicite ni actions spectaculaires, ce récit tout en finesse explore avec justesse les méandres les plus sombres de la nature humaine.

* * * *

Cet été-là. Lee Martin. Sonatine. 310 pages.

«Extrait : 

« Je vais vous dire une chose. Oui, j'aimais Katie. J'aimais son nez retroussé, l'éclat de ses yeux châtains et leur parfum de fraise. Parfois nous nous asseyions sur la balancelle du porche et elle s'approchait de moi pour que je puisse l'aider à résoudre ses problèmes d'arithmétique. Je sens encore ses cheveux qui me chatouillaient le bras quand elle se penchait sur son cahier. La première fois que ça s'était produit, j'avais éprouvé une chose que je n'avais pas su nommer, un étrange mélange de plaisir et de peur. J'avais à peine pu achever la leçon. J'avais commis des erreurs, avais dû biffer des nombres avec mon stylo jusqu'à ce que la page du cahier soit tachée d'encre et froissée. Mes doigts tremblaient. "C'est de ma faute ?" avait-elle demandé. "Non, Katie, ça n'a jamais, jamais été de ta faute." »»





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