Au scalpel: quand le mal surgit du passé... ****

Au scalpel... (Image fournie par les éditions Seuil)

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Au scalpel

Image fournie par les éditions Seuil

La PresseNorbert Sphener, collaboration spéciale 4/5

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Norbert Spehner

Collaboration spéciale

La Presse

Au scalpel, de Sam Millar, est le quatrième volet des enquêtes de Karl Kane, détective privé de Belfast, un personnage créé dans la tradition des antihéros hard boiled du roman noir anglo-saxon. Présenté comme un «dur au coeur friable», Kane n'aime ni la bagarre ni les armes.

Écrivain à ses heures, il a du mal à trouver un éditeur pour ses polars. Enfant, il a assisté au viol et au meurtre sauvage de sa mère, en plus d'avoir été molesté par le meurtrier qui l'a laissé pour mort. Et voici que cet homme, Walter Arnold, refait surface!

Inexplicablement libéré après plusieurs années passées en prison, il reprend ses activités criminelles: meurtres, incendies, enlèvements, torture, viols et exécutions.

Quand un homme, qui ne croit pas à la thèse de l'accident, demande à Kane d'enquêter sur l'incendie de la maison de sa fille après l'explosion de bouteilles de gaz, ce dernier ne se doute pas qu'il va être mis devant le pire cauchemar surgi de son passé et qu'il devra affronter un tueur sans états d'âme!

Teinté d'un humour grinçant et parsemé de dialogues punchés entre Karl et sa belle amie Naomi, ce polar très noir est un des meilleurs de cet écrivain irlandais talentueux.

* * * *

Au scalpel. Sam Millar. Seuil. 284 pages.

«Extrait : 

« Il ne reconnut pas tout de suite le corps de Butler, mais il comprit dès qu'il vit l'avant-bras sanguinolent et creusé. La mort dans toute sa brutale nudité peut vous glacer le sang dans les veines, peut vous rendre plus conscient de vos actes et de vos pensées passés.

Il eut pitié du malfrat, couché sur le sol, nu, mort et solitaire, torturé, humilié et en fin de compte éliminé. Si quelqu'un lui avait dit, quelques jours plus tôt, qu'il ressentirait un jour une sorte de sympathie pour le boss du crime, il aurait bien rigolé. Et pourtant, là, c'était exactement ce qu'il ressentait.

Mais pourquoi Butler se retrouvait-il ici ? S'était-il associé à Arnold, avaient-ils uni leurs forces pour le coincer ? Est-ce que tout était parti de traviole pour quelque raison connue seulement par le duo ? Il n'aurait pas imaginé Butler - en dépit de ses défauts - en compagnie d'un kidnappeur et violeur d'enfants. »»





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