Le cinéma québécois au féminin: des places à prendre ***

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La PresseAndré Duchesne 3/5

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Quelle est la place des femmes dans le cinéma québécois ? C'est la première question que Céline Gobert et Jean-Marie Lanlo, deux journalistes spécialisés dans le septième art, ont posée à sept femmes oeuvrant dans l'industrie cinématographique.

Sept femmes (Ségolène Roederer, Chloé Robichaud, Nicole Robert, Sophie Deraspe, Izabel Grondin, Isabelle Hayeur et Jessica Lee Gagné) de générations, de métiers et de pouvoir décisionnel différents.

De leur entretien respectif avec les auteurs se dégagent quelques lignes directrices. Les femmes prennent de plus en plus leur place, mais force est de constater qu'elles ont encore bien des places à prendre. Car si elles sont majoritaires dans les écoles, elles sont encore peu présentes à la réalisation, dans les films à gros budgets et dans plusieurs métiers techniques. Et plusieurs ne sont carrément plus dans le métier.

À partir de là, la discussion s'ouvre avec des variantes. Certaines réponses sont plus revendicatrices. Certains thèmes sont davantage décortiqués. Certaines réalités moins explorées dans les médias sont soulevées.

La formule adoptée (question/réponse) pour l'ouvrage est archiconnue. Mais les auteurs ont le mérite de laisser la place aux interviewées. Ce qui est parfait. La discussion n'en est que plus enrichissante et intéressante.

***

Le cinéma québécois au féminin

Céline Gobert et Jean-Marie Lanlo

L'instant même

130 pages

Extrait

« Jean-Marie Lanlo: Quelle est la place des femmes dans le cinéma québécois ?

Sophie Deraspe: Visiblement, c'est une place que les femmes ne prennent pas assez. Est-ce qu'on ne leur laisse pas assez la place ou est-ce qu'elles ne la prennent pas assez ? On pourrait en discuter plus amplement. Je pense que le travail sociologique qu'a fait Réalisatrices Équitables au Québec est assez phénoménal. C'est vraiment un travail de fond, réalisé avec beaucoup de bonne foi, de bonne volonté, et d'écoute. Il démontre que même si les femmes représentent souvent la moitié, voire plus, des étudiants, on retrouve à peine 17 % d'entre elles dans les films de fiction. Les femmes n'arrivent donc pas au point culminant qui est : avoir des sous pour faire des films! »




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