Amqui: jeu de massacre dans la Matapédia ****

La PresseNorbert Spehner 4/5

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Norbert Spehner

Collaboration spéciale

La Presse

Amqui, d'Éric Forbes, met en scène Étienne Chénier, libraire dans la mi-trentaine, qui vient d'être libéré (avant la fin de sa peine) de la prison de Bordeaux où il était détenu pour meurtre. Chénier n'a qu'une obsession : se venger de ceux qu'il juge responsables de son malheur. Adepte des arts martiaux et tueur impitoyable, il se lance dans une traque sanglante, liquidant tous ceux (et ils sont nombreux) qui se mettent en travers de sa route jusqu'à ce qu'il atteigne enfin sa cible principale.

Denis Leblanc est un enquêteur du Service de police de Montréal. Bedonnant, dépressif et alcoolique, il se lance sur la piste de Chénier avec une jeune partenaire qui a de plus en plus de mal à composer avec ce partenaire malcommode.

Les deux flics sont loin de se douter de l'enfer qui les attend dans cette affaire où le nombre de cadavres ne cesse de croître.

Dans ce premier polar très noir, Éric Forbes fait preuve d'une remarquable maîtrise des rouages du roman noir et nous propose une histoire féroce, sanglante, au rythme d'enfer. Pas un moment de répit pour le lecteur dans cette histoire hallucinante dont on sort à la fois sonné... et réjoui !

****

Amqui

Éric Forbes

Héliotrope

286 pages

Extrait

«Le premier coup de feu retentit alors que, de retour du bureau de comté du Parti québécois, Étienne Chénier s'apprêtait à franchir la butte du chemin de fer qui séparait la ville en deux. Croyant sincèrement qu'un pneu venait d'exploser à proximité ‒ les fusillades n'étaient pas vraiment courantes à Amqui ‒ il n'y porta guère attention. Puis le gazon autour de lui se mit à cracher des mottes de terre, et il comprit.

Il couvrit sa tête de ses bras et traversa les rails d'un bond et, prenant ses jambes à son cou, jeta un coup d'oeil furtif par-dessus son épaule. Deux hommes de haute taille, bouches grimaçantes, regards fous, le canardaient à tout-va, une arme dans chaque main, s'imaginant sans doute qu'au volume une ou deux balles finiraient par l'atteindre, peu importe les dommages collatéraux.»




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