Tous les vivants - Le crime de Quiet Dell: détresse et enchantement ***1/2

La PresseSonia Sarfati 3/5

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Sonia Sarfati
La Presse

Il a été surnommé Barbe Bleue. Il s'appelait Herman Drenth. Sous diverses identités, il entrait en contact avec des femmes par l'intermédiaire de courriers du coeur. Les volait. Les tuait.

Nous sommes en 1931. L'Amérique se remet de la grande crise. La vulnérabilité des femmes est criante. C'est le cas d'Asta Eisher. Veuve et mère de trois enfants, dont l'attachante Annabel. Celui qui s'est présenté à elle sous le nom d'Harry Powers les assassinera.

Ce sont les faits, véridiques. Jayne Anne Phillips les a repris, a mêlé des personnages fictifs à ceux qui ont vraiment existé et signe un récit poignant, beau et douloureux. La première partie, où elle fait vivre les Eisher, est particulièrement réussie.

La romancière raconte ensuite les meurtres avec pudeur, laissant les faits se révéler à travers l'enquête que mène une journaliste intrépide, un peu anachronique; et en faisant parfois intervenir le fantôme d'Annabel - procédé qui rappelle celui qu'Alice Sebold a utilisé dans La nostalgie de l'ange, mais qui fonctionne moins bien ici.

Reste que, malgré ces bémols, ce roman est de ceux qui hantent. Certaines images en sont indélébiles.

* * * 1/2

Tous les vivants - Le crime de Quiet Dell. Jayne Anne Phillips (Traduit par Marc Amfreville). Éditions de l'Olivier, 544 pages.

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