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L'écrivaine française Agnès Desarthe dépeint un bien sombre destin dans ce roman qui vient de remporter le Prix littéraire du Monde.

Incarnation du célèbre diction «ce qui ne tue pas rend plus fort», son héroïne, Rose, aurait bien pu être une féministe dans le Paris du début du XXe siècle où elle évolue librement, loin des conventions sociales de l'époque. La jeune femme, née en 1889 d'une union improbable entre un capitaine français au visage de musaraigne et une Danoise dévergondée dont il redoute les infidélités, est pourtant trop occupée à survivre. Depuis son arrivée à Paris, en 1909, seule et délaissée par sa mère, les dégringolades se succèdent. Les années filent, mais Rose, «l'enfant de la détestation», tient bon malgré les embûches. D'incroyables retournements de situation nous poussent à avaler les pages afin de découvrir ce que le sort (et la romancière) lui réserve. Quel dommage, par contre, de rester sur sa faim lorsque l'auteure aborde la ville et ses fumeries d'opium... Peut-être aurions-nous aimé plonger davantage au coeur de cette page d'histoire. Il n'en demeure pas moins que le coeur de l'histoire, lui, décrit humblement la force d'une femme que rien ne destinait au bonheur.

Ce coeur changeant, Agnès Desarthe, Éditions de l'Olivier, 337 pages, ***1/2

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