L'ultime auberge: journal d'un insoumis ***

La PresseCécile Amara, collaboration spéciale 3/5

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Cécile Amara

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La Presse

Objet littéraire hybride entre le journal et le roman, L'ultime auberge s'inscrit dans la continuité de Liquidation et de Journal de galère. L'auteur d'Être sans destin livre une nouvelle fois sa vision radicale et sombre du monde qui plonge ses racines dans l'Holocauste, sa condition d'écrivain et sa judéité.

Pour Imre Kertész, «Auschwitz a eu lieu, et le fait qu'il a pu avoir lieu est irréversible. C'est en cela que réside la grande signification d'Auschwitz. Tout ce qui a eu lieu influence tout ce qui peut avoir lieu».

Au nombre des thèmes repris comme une antienne: l'antisémitisme omniprésent, la médiocrité de la Hongrie, son pays natal, l'exil, les critiques littéraires mesquins, la créativité disparue, la déchéance physique, la maladie de Parkinson qui le ronge, son prix Nobel...

Dans ce livre qu'il considère comme le couronnement de son oeuvre, Kertész l'insoumis expose sa fragilité tout en assénant ses réflexions cinglantes (et immanquablement contestables, notamment celles sur la «menace» musulmane) avec la lucidité de l'écrivain conscient de livrer son ultime combat en arpentant «les antichambres grises de la mort».

* * *

L'ultime auberge, Imre Kertész, Éditions Actes Sud, 314 pages.

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