Un membre permanent de la famille ***1/2

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Marie-Christine Blais
La Presse

Constitué de 12 nouvelles publiées dans des magazines au cours des dernières années, le plus récent recueil du grand écrivain américain ne cherche pas à réinventer la roue: il préfère démontrer que la roue tourne, aveugle et implacable, à l'aide de sa plume souple et simple.

Dans ses nouvelles où la tendresse n'a pas sa place (ne vous laissez pas berner par le titre du recueil), mais où sa compassion pour le genre humain nord-américain est manifeste, Banks, 74 ans, écrit en toute connaissance de cause: la plupart des nouvelles ont en effet pour protagonistes des couples vieillissants ou séparés, des familles éclatées sans bruit, des parents qui baissent les bras, et leurs chiens qui ne supportent plus les tiraillements de leurs maîtres. Des histoires d'Américains blancs de classe moyenne, confrontés au temps, à l'usure, à la désillusion, à la solitude. Entrecoupés, soudain, de deux nouvelles sur des êtres plus démunis encore: une employée noire qui rêve d'une voiture, un homme avec un perroquet invisible sur l'épaule... Tout cela, c'est vrai, est empreint de tristesse. N'empêche: avec leur chute brutale ou inattendue, ces nouvelles donnent juste envie de lire, encore et plus, Russell Banks.

***1/2

Un membre permanent de la famille

Russell Banks

Actes Sud, 256 pages

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