Voyageur malgré lui: l'instinct du silence ***1/2

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Andrée Lebel
La Presse

L'histoire d'Albert Dadas, premier cas de «tourisme pathologique» au XIXe siècle, attise l'intérêt de Line pour l'histoire de sa propre famille.

Elle veut connaître l'enfance de son père, né dans un village vietnamien pendant la guerre d'Indochine. Forcé ensuite à l'exil pendant la guerre du Viêtnam, il s'est installé en banlieue de Paris où sont nées ses deux filles.

Grâce à sa brillante carrière d'ingénieur, il a essayé de leur donner l'enfance dont on l'a privé.

Le troisième roman de Minh Tran Huy, plein de tendresse pour son père qui n'aimait pas parler, est une réflexion sur l'exil et le voyage.

Construit en deux parties, «Allers» et «Retours», il explore le déracinement de ceux qui ont fui leur pays en guerre, poursuivi des études à l'étranger ou choisi de vivre ailleurs pour améliorer leur qualité de vie.

Dans la deuxième partie, la fille et le père prennent la parole à tour de rôle. Le père lève graduellement le voile sur les secrets de son enfance et les membres de sa famille aujourd'hui disparus. L'écriture laisse entendre les silences et fait surgir des images poétiques du Viêtnam.

***1/2

Voyageur malgré lui, Minh Tran Huy. Flammarion, 232 pages.

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