Disparues: crimes décrits sans pudeur, effet maximum ***

La PresseJean-François Villeneuve 3/5

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Cette deuxième enquête de la journaliste Mélanie Bonne nous ramène en terrain connu, tout en étoffant les personnages récurrents - son amoureux Jimmy et l'ex-flic Bélanger - et l'héroïne qui, cette fois, n'a pas besoin de cocaïne pour mener à bien ses recherches.

Après une série de doubles meurtres suivis d'un suicide élucidés dans Sur les rives, Michel Vézina plonge ses protagonistes dans le drame entourant la disparition de femmes à travers le Québec, une suite de faits divers qui cachent une réalité terrifiante.

Sans être aussi sanglants que dans le premier volume, les crimes sont décrits sans pudeur, ce qui en maximise l'effet.

La dernière soixantaine de pages est très bonne, l'action intéressante, l'intrigue bien jouée malgré les invraisemblances scénaristiques et les antagonismes à la limite de la caricature. Ce qui vient avant cause problème. Beaucoup trop de pages sont noircies d'érotisme sans lien direct avec le récit. Les tâtonnements de la journaliste, doublés de sa vie conjugale, créent diversion.

Autre malaise, l'utilisation en toile de fond de véritables enlèvements, dont certains encore d'actualité (Cédrika Provencher, Julie Surprenant...), pour diriger le lecteur vers un complot criminel d'une envergure insoupçonnée.

* * *

Disparues. Michel Vézina. Coups de tête. 211 pages.

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