Un coup de téléphone du ciel, de Sandro Veronesi : crise de la quarantaine *** 1/2

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Un coup de téléphone du ciel, de Sandro Veronesi

La PresseMathieu Perreault 3/5

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Sandro Veronesi se spécialise dans le spleen de la génération qui a connu l'effondrement du consensus politico-social italien au début des années 90. 

Après plusieurs romans (Vagualâmes, La force du passé, Chaos calme adapté au cinéma par Nanni Moretti), voici un recueil de nouvelles qui signale un virage sordide, un genre de la crise de la quarantaine déprimé. On pense à l'école des «jeunes cannibales», des écrivains italiens déjantés et amoraux du début du millénaire. Mais il s'agit d'un sordide émotionnel, rarement violent, autour de l'amour, du sexe, de l'ambition, des parents qui vieillissent mal. Il y a l'orphelin qui décide de punir les anciens partenaires de billard de son père en pipant les parties qu'il arbitre. Le cadet de famille au départ excité, puis amèrement déçu, des avances - certains évoqueraient aujourd'hui un viol - d'une amie de son grand frère. Mais aussi le Sarde mal dégrossi qui regagne sa fiancée volage grâce à un coup de fil maladroit passé à partir d'un avion. Ainsi, il y a malgré tout, toujours, une force vitale qui pousse les protagonistes à soupirer et à continuer à vivre leurs habitudes en espérant - parfois - des jours meilleurs.

Grasset, 237 pages




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