Expo 58: dénouement aigre-doux imprévisible et grinçant ***

Rudy Le Cours
La Presse

Avant Terre des Hommes, nom de l'exposition universelle de Montréal en 1967, il y avait eu celle de Bruxelles, en 1958.

Coe s'en sert comme décor pour nous replonger dans cette époque d'après-guerre où la foi dans la science n'avait d'égale que la course aux armements nourrie par la guerre froide.

Thomas Foley est un jeune fonctionnaire britannique au service du Bureau central d'information, à Londres. On le choisit pour veiller au bon fonctionnement du Britannia, un pub édifié à côté du pavillon de la Grande-Bretagne.

Thomas choisit de laisser femme et enfant dans la grisaille londonienne durant six mois et de vivre la grande fête bruxelloise. Il ira de découverte en découverte.

Il se trouvera au coeur d'un nid d'espions étonnants et sera amené à jouer, bien malgré lui, un rôle d'agent de renseignements. On lui demande même d'abandonner un flirt avec une jolie hôtesse au profit d'un mannequin américain qui fait des démonstrations d'aspirateurs au pavillon des États-Unis.

Thomas sera vite dépassé par les événements durant les six mois de l'Expo qui, s'en rendra-t-il compte des décennies plus tard, auront marqué sa vie.

La chute de cette comédie se termine sur un dénouement aigre-doux bien imprévisible et un brin grinçant.

* * *

Expo 58. Jonathan Coe. Gallimard, 328 pages.




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