Il y a trop d'images : va droit au but ****

Bernard Émond est un homme. Au sens qu'il utilise pour parler de Pierre Vadeboncoeur, Pierre Falardeau et Pier Paolo Pasolini. C'est principalement autour de ces trois «Pierre» qu'il construit son argumentation. Des hommes qui ont résisté et réfléchi au sens à donner à leurs existences. Émond réfléchit et résiste aussi.

Dans Il y a trop d'images, le cinéaste sonne l'alarme contre l'acculturation et la déresponsabilisation des citoyens. Agnostique, l'homme s'attarde sur les trois vertus théologales (la foi, l'espoir et la charité) qui composent chacune le message central de sa trilogie cinématographique (La neuvaine, Contre toute espérance et La donation).

Avec ou sans Dieu, pour lui, il est essentiel que l'humain préserve ces valeurs. Lorsqu'il s'adresse à des aspirants-réalisateurs, il leur dit qu'avant de prendre la parole, avant de commencer un tournage, il faut d'abord avoir un message à livrer, une pensée à exprimer. Autrement, on cède au tintamarre qui crève les tympans dans les salles de cinéma.

Émond est dur avec le cinéma d'aujourd'hui et est encore plus dur envers les grands médias, plus enclins selon lui à divertir le public qu'à éduquer et à former des citoyens. Bernard Émond nous met en garde de ne pas céder au cynisme, «cette maladie des gens intelligents», et son livre fournit quelques pistes pour ne pas y sombrer.

Il y a trop d'images est un petit livre de 121 pages qui va droit au but - fidèle au propos de l'auteur - qui se lit d'un trait, et qui invite à y retourner pour alimenter la réflexion.

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Il y a trop d'images. Textes épars 1993-2010. Bernard Émond. Lux Éditeur, 121 pages, 14,95 $.




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