BD: un nouvel Astérix sur les chapeaux de roue

Didier Conrad et Jean-Yves Ferri... (Photo Bertrand Guay, Agence France-Presse)

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Didier Conrad et Jean-Yves Ferri

Photo Bertrand Guay, Agence France-Presse

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Agence France-Presse
Paris

Le prochain album d'Astérix va-t-il faire de l'ombre aux aventures de Michel Vaillant, le plus célèbre pilote automobile de la BD? C'est en tout cas un Astérix sur les chapeaux de roue à découvrir dans Astérix et la Transitalique (sortie mondiale le 19 octobre).

Le 37e album de la série, créée il y a 58 ans par René Goscinny et Albert Uderzo, le 3e réalisé par le tandem Jean-Yves Ferri (scénario) et Didier Conrad (dessin), est le premier à se dérouler entièrement en Italie.

Astérix et Obélix se retrouvent engagés dans une course de voitures effrénée à travers les voies romaines, ont (un peu) dévoilé lundi Ferri et Conrad au cours d'une conférence de presse dans les salons de... l'Automobile Club de France.

Absent de la conférence de presse pour des raisons de santé - «J'ai eu quelques petits problèmes», a dit d'une voix fatiguée Albert Uderzo, 90 ans, dans un message enregistré -, le créateur avec Goscinny du plus emblématique des héros de BD français a salué le travail de ses successeurs.

«Leur travail est formidable, extraordinaire», a-t-il dit. «L'histoire me touche beaucoup puisqu'en dehors de la BD j'ai eu un autre amour, l'automobile».

Cette course de voitures, à l'égide bien sûr de Jules César, réunit tous les représentants de l'Empire romain (Gaulois, Bretons, Goths, Pictes, Phéniciens...) et des peuples qui composent l'«Italie» antique, une occasion pour Ferri et Conrad de se moquer gentiment «des stéréotypes des uns et des autres» y compris, «évidemment», des travers des Gaulois. L'occasion aussi, dit Ferri, de faire allusion à l'Europe actuelle.

Les lecteurs découvriront un nouveau méchant au nom terrifiant, «Coronavirus», un mystérieux Romain le visage caché par un masque et prêt à tout pour gagner. «Peut-être qu'au fond il n'est pas si méchant», souligne cependant Jean-Yves Ferri, rappelant que chez Astérix les méchants sont en général «plus bêtes que méchants».

Quoi qu'il en soit, les traducteurs allemands d'Astérix ont trouvé le nom du méchant si redoutable qu'ils ont préféré le nommer «Caligarius».

La sortie d'un nouvel Astérix est toujours un phénomène dans le monde de l'édition. Son éditeur, Albert-René, une filiale d'Hachette, a prévu une sortie mondiale le 19 octobre. L'album, traduit en 16 langues, va bénéficier d'un tirage total de 5 millions d'exemplaires, dont 2 millions en français et 1,7 million en allemand.

Depuis sa création, en 1959, 370 millions d'albums ont été vendus dans le monde. «Astérix est un monument», a résumé Isabelle Magnac, la patronne des éditions Albert-René.




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