Le 7e vert: Paul Bordeleau en 7 coups !

« L'idée du 7e vert, c'était d'amener deux hommes de... (Photo Erick Labbé, Le Soleil)

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« L'idée du 7e vert, c'était d'amener deux hommes de deux générations à parler », explique Paul Bordeleau. Le terrain de golf est apparu comme un lieu propice aux confidences.

Photo Erick Labbé, Le Soleil

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Le caricaturiste et bédéiste de Québec Paul Bordeleau vient de faire paraître un album autobiographique qui aborde la relation père-fils au cours d'une partie de golf. Voici les moments forts de ce projet en 7 coups !

Le 7e vert, de Paul Bordeleau... (Image fournie par La Pastèque) - image 1.0

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Le 7e vert, de Paul Bordeleau

Image fournie par La Pastèque

Paul Bordeleau avoue n'avoir jamais été très bon... (Image tirée du livre) - image 1.1

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Paul Bordeleau avoue n'avoir jamais été très bon au golf. Visiblement, son alter ego non plus.

Image tirée du livre

LE TITRE

Le 7vert fait référence à un parcours de golf. Dans l'album, il est question d'une partie de 9 trous, mais elle va s'interrompre au 7vert. « Le chiffre 7 n'est pas un hasard, nous dit Paul Bordeleau. Je suis né le 7, 67 ; ma fille est née le 7 du 7 ; je me suis marié un 7 février 87 ; c'est mon 7livre ; ça m'a pris presque 7 ans à le faire... »

JOUER AU GOLF

Paul Bordeleau avoue n'avoir jamais été très bon au golf. « C'était une façon de me rapprocher de mon père, c'était un peu une excuse, confie-t-il. Mais il m'a appris à jouer, c'était une passion pour lui. À une certaine époque, il jouait tous les jours. Aujourd'hui, à presque 87 ans, il joue encore. » Quand il a décidé d'aborder la relation père-fils, le terrain de golf s'est imposé.

JASER ENTRE HOMMES

« L'idée du 7vert, c'était d'amener deux hommes de deux générations à parler, nous dit Paul Bordeleau. Parler de ces histoires de famille qui restent parfois longtemps enfouies... » Est-ce qu'en vieillissant, nos aînés sont plus enclins à se confier ? « Oui, je crois, répond Paul Bordeleau. Je ne crois pas qu'il pensait que j'irais aussi loin dans mon récit, mais ça l'a touché. »

PERCER LES SECRETS

Au fil de la partie, les intentions de Stéphane, l'alter ego de Paul Bordeleau, se précisent. Il veut parler des circonstances entourant la disparition de son frère et la retraite prématurée de son père, qui travaillait comme chimiste alimentaire à Grande-Rivière. Il y a des lieux propices aux confidences. En voiture, par exemple... ou sur un terrain de golf !

LA DÉPRESSION

Pendant la création de son album, Paul Bordeleau a fait une dépression. « J'ai vécu une séparation, j'avais de la difficulté à obtenir une bourse pour faire l'album, il y avait plusieurs facteurs. Mais ça m'a permis d'aller encore plus loin dans mon projet. À ce moment-là, je me suis rapproché de mon père et j'ai appris qu'il avait lui-même fait une dépression... »

UNE RETRAITE FORCÉE

Dans le récit, il a peut-être la mi-soixantaine, mais il a été forcé de prendre sa retraite à 55 ans, précise Paul Bordeleau, et c'est à la suite de ce départ qu'il a fait une dépression. Cela dit, une fois passé cet épisode, ça lui a fait du bien de se retirer. Il s'est mis à jouer au golf et à peindre, à faire du vin, de la bière. Il ne fait pas son âge, il a encore ses mains de jeune garçon ! »

PEINDRE DANS SON SOUS-SOL

Le père de Paul Bordeleau a toujours peint, un autre point commun. Ce n'est donc pas un hasard si on le voit dans son atelier d'artiste dans le 7e vert. « Il peint deux tableaux par semaine, nous dit-il. Mais il fait ça de façon très discrète, il ne les vend pas, il ne le fait pas pour être vu, il le fait par plaisir. Il met son sarrau de chimiste et il y va ! Il a une humilité d'artiste que j'admire. »

Le 7e vert, Paul Bordeleau, La Pastèque, 92 pages




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