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Lieux littéraires: la Maison de la littérature

L'intérieur de la Maison de la littérature est... (Photo Patrice Laroche, Le Soleil)

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L'intérieur de la Maison de la littérature est très moderne. À remarquer, le monumental escalier en spirale sur la gauche.

Photo Patrice Laroche, Le Soleil

Cet été, La Presse vous fait découvrir chaque dimanche un lieu littéraire tantôt méconnu, tantôt inusité. Aujourd'hui, la Maison de la littérature, située dans le Vieux-Québec.

L'intérieur de La Maison de la littérature est... (Photo Patrice Laroche, Le Soleil) - image 1.0

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L'intérieur de La Maison de la littérature est très moderne. À remarquer, le monumental escalier en spirale sur la gauche.

Photo Patrice Laroche, Le Soleil

LE LIEU

Campé entre les rues Saint-Jean, Sainte-Angèle, Dauphine et Saint-Stanislas, dans le Vieux-Québec, la Maison de la littérature gagne à être davantage connue. Le secteur, soyons honnête, attire moins les touristes que les environs du château Frontenac et de la promenade des Gouverneurs.

Et pourtant ! Le lieu est tout simplement superbe. Il allie l'ancien, à savoir la structure du temple méthodiste Wesley de style néogothique dont les travaux furent achevés au milieu du XIXe siècle, et le moderne, avec son intérieur blanc immaculé, ses escaliers en spirale dignes des transatlantiques, son aile supplémentaire pour assurer plus de services aux usagers et ses éléments sculpturaux contemporains à l'extérieur. Sans doute faut-il donner le temps à l'édifice de mieux se faire connaître puisqu'il n'a ouvert ses portes qu'en 2015.

L'HISTOIRE

Mais revenons aux méthodistes. Ces derniers occupent l'église entre 1848 et le début des années 1930 alors qu'ils rejoignent l'Église unie du Canada. Dès lors, ils n'ont plus besoin de cet édifice pourtant majestueux.

Après quelques années où le sort du temple est incertain, l'endroit est acquis par la Ville de Québec qui en confie la gestion à l'Institut canadien, un organisme culturel privé et sans but lucratif qui y crée une bibliothèque et une salle de concert à partir du milieu des années 1940.

D'aucuns estiment qu'il s'agit là d'un des premiers projets de reconversion d'une église au Québec. Plusieurs transformations ont été faites depuis que l'Institut canadien est devenu le principal occupant.

Or, encore aujourd'hui, c'est l'Institut canadien qui gère le réseau des bibliothèques publiques de la Ville de Québec. Celui-ci compte 25 lieux, bientôt 26 avec la bibliothèque Félix-Leclerc. La Maison de la littérature est le seul élément du réseau à occuper un espace dans le Vieux-Québec. Toujours propriétaire, la Ville a la charge de son entretien.

LES SERVICES

La Maison de la littérature se caractérise par sa polyvalence.

Avant tout une bibliothèque contenant 23 000 documents, elle abrite aussi une petite salle de spectacle, une exposition permanente, un espace consacré à des expositions temporaires, un studio de création et même une résidence d'écrivain.

Nadia Morin, chef de l'accueil, nous a fait visiter l'endroit.

Elle insiste d'abord sur la mission du lieu : faire la promotion de la littérature québécoise. « Nous sommes spécialisés dans ce domaine, dit-elle. Notre exposition permanente, intitulée En toute liberté, est d'ailleurs consacrée à la littérature québécoise. Les gens peuvent emprunter un audioguide et faire le tour des stations qui sont des archives de Radio-Canada (Québec). »

Nous remarquons au passage que ces stations sont littéralement intégrées à la grande salle où sont rassemblés les livres. Visiteurs et rats de bibliothèque se côtoient !

Au moment de notre passage, l'espace consacré à l'exposition temporaire était, quant à lui, occupé par des panneaux, reproductions et artefacts faisant référence à Autoportrait de Paris avec chat, le plus récent ouvrage de Dany Laferrière.

Dans une des entrées, on retrouve une salle commune où les visiteurs peuvent consulter revues et journaux. Juste à côté, un espace avec quelques dizaines de places assises sert à la présentation de spectacles ou de rencontres en lien avec la littérature.

« Durant l'été, nous avons des projections de films les mardis, jeudis et samedis à 15 h. Du cinéma québécois encore une fois associé à la littérature, dit Nadia Morin. Par exemple, la semaine passée, nous avons projeté des films autour de Fred Pellerin - Ésimésac, par exemple. Une autre fois, c'étaient des films inspirés des romans de Patrick Senécal. »

À l'étage, une résidence d'écrivain permet d'accueillir des auteurs, étrangers et québécois, pour une résidence de trois mois. Durant celle-ci, les auteurs interagissent avec le public, que ce soit dans le cadre d'un atelier d'écriture, d'une visite dans une école ou autre.

Enfin, des créateurs tels Productions Rhizome et La shop à bulles ont aussi leurs locaux à cet endroit.

« Chaque automne, nous accueillons aussi un festival de littérature, Québec en toutes lettres, ajoute Nadia Morin. Son thème change annuellement. Cette année, ce sera La splendeur du vertige. La programmation sera lancée le 12 septembre. »

En 2017, plus de 120 000 personnes ont visité la maison, et 25 000 ont participé aux activités littéraires. Dire que la Maison de la littérature est un autre joyau dans le Vieux-Québec n'est pas un cliché.

La Maison de la littérature

40, rue Saint-Stanislas, à Québec




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