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La parole aux paroliers: vos plus belles chansons

Richard Desjardins est l'auteur qui est revenu le... (Photo Alain Roberge, Archives La presse )

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Richard Desjardins est l'auteur qui est revenu le plus souvent dans les suggestions de nos lecteurs.

Photo Alain Roberge, Archives La presse 

Mario Girard
La Presse

On vous a demandé de nous écrire quels étaient les plus beaux textes de la chanson québécoise. Il est évident que cette forme d'art est importante et précieuse pour vous. Les choix judicieux que vous avez effectués témoignent du respect que vous avez pour les créateurs qui se consacrent à cette écriture.

Vous savez reconnaître un bon texte. Vous aimez qu'une chanson dise de grandes choses et «qu'elle sonne bien». Mais au-delà de ces considérations, vous appréciez surtout les textes bien écrits, qui se lisent aussi bien qu'ils s'écoutent.

Parmi les «grands classiques», vous avez été nombreux à choisir Le plus beau voyage de Claude Gauthier, Les gens de mon pays de Gilles Vigneault, Quand les hommes vivront d'amour de Raymond Lévesque, Le tour de l'île de Félix Leclerc et La Manic de Georges Dor.

Richard Desjardins est visiblement l'auteur le plus apprécié des amateurs de chanson québécoise. C'est celui qui est revenu le plus souvent dans vos suggestions. Ses chansons Tu m'aimes-tu, ... et j'ai couché dans mon char et Nataq ont été des choix très populaires.

L'escalier de Paul Piché, Si Dieu existe de Claude Dubois, Hymne à la beauté du monde de Luc Plamondon et Aimons-nous d'Yvon Deschamps sont des textes qui élèvent votre âme. Une chance qu'on s'a de Jean-Pierre Ferland, Pour l'amour qu'il nous reste de Francine Raymond et Les deux printemps de Daniel Bélanger sont d'autres qui accompagnent vos moments romantiques.

Chez les plus jeunes auteurs, vous aimez Les étoiles filantes des Cowboys fringants, Ficelle d'Ingrid St-Pierre, La saison des pluies de Patrice Michaud, Walkie-talkie d'Avec pas d'casque et M'aimerais-tu pareil de 2Frères.

Enfin, il ne faudrait pas mettre de côté Si fragile de Luc De Larochellière, Le répondeur de Dédé Fortin, Rêver mieux de Daniel Bélanger, Les pauvres de Plume Latraverse, 1990 de Jean Leloup, Les aurores de Mara Tremblay, Lindberg de Claude Péloquin et Entr'deux joints de Pierre Bourgault.

Les chansons, vous les écoutez, vous les sentez, vous les intégrez dans votre histoire. Mais aussi et surtout, vous ressentez le besoin de comprendre le sens de leurs mots. C'est par eux qu'elles entrent en vous.

Parmi vos centaines de suggestions, voici cinq grands textes du répertoire québécois.

Gilles Vigneault... (Photo archives, La Presse) - image 2.0

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Gilles Vigneault

Photo archives, La Presse

J'ai pour toi un lac, Gilles Vigneault

Un beau lac tout bleu

Comme un oeil ouvert sur la nuit profonde

Un cristal frileux

Qui tremble à ton nom comme tremble feuille

À brise d'automne et chanson d'hiver

S'y mire le temps, s'y meurent et s'y cueillent

Mes jours à l'endroit, mes nuits à l'envers

J'ai pour toi, très loin

Une promenade sur un sable doux

Des milliers de pas sans bruits, sans parade

Vers on ne sait où

Et les doigts du vent des saisons entières

Y ont dessiné comme sur nos fronts

Les vagues du jour fendues des croisières

Des beaux naufragés que nous y ferons

J'ai pour toi défait

Mais refait sans cesse les mille châteaux

D'un nuage aimé qui pour ma princesse

Se ferait bateau

Se ferait pommier, se ferait couronne

Se ferait panier plein de fruits vermeils

Et moi je serai celui qui te donne

La terre et la lune avec le soleil.

J'ai pour toi l'amour quelque part au monde

Ne le laisse pas se perdre à la ronde

L'homme de ma vie, Clémence Desrochers

Si nous devenons bons amis

Je t'amènerai un dimanche

À ma maison en bois de planches

Rencontrer l'homme de ma vie

Il te tendra sa longue main

Pareille à un dessin d'étoile

Il mettra du bois dans le poêle

Pour réchauffer le café brun

Le coude appuyé sur la table

Il te parlera framboisier

Du sous-bois qu'il a nettoyé

Pour entailler ses deux érables

Il t'amènera en forêt

Voir ses fagots de branches mortes

Et te dira de quelle sorte

De fleurs est garni ton bouquet

Si tu es là à la brunante

Il allumera le foyer

Et commencera à chanter

Ses chansons anciennes et lentes

Un chant d'oiseau le fera taire

Il pleurera comme un enfant

Moi je sais la voix qu'il entend

C'est l'épouse en allée, ma mère

Si nous devenons bons amis

Je t'amènerai un dimanche

À ma maison en bois de planches

Rencontrer l'homme de ma vie

Blanche, Ariane Moffat

Je vais jouer dans la neige

Je monte au nord oubliez-moi

Je vais jouer dans la neige

Je me fais blanche pour quelques mois

Là-bas y'a tout ce qu'il faut

Pour se faire une idée

Là-bas y'a tout ce qu'il faut

Et on s'entend parler

Je pars faire un igloo

Je pars chercher l'eau dans un trou

J'vais marcher dans le bois

Pour suivre le silence pas à pas

Je sortirai la nuit tombée voir la varicelle

Puis j'entrerai me réchauffer

Dans ma petite chapelle ardente

Les poissons sous la glace

S'ennuient de moi faut que je parte

Les raquettes sont dehors

Faut que j'les enfile dès ce soir

Là-bas y'a tout ce qu'il faut

Et on est protégés

Là-bas y'a tout ce qu'il faut

Et on a le droit d'crier...

Je vais jouer dans la neige

Je monte au nord effacez-moi

Je vais jouer dans la neige

Peut-être même que j'r'viendrai pas

Peut-être que je déciderai

De me laisser geler

Au lieu de r'venir en ville

Où on se laisse brûler

Paul Piché... (Photo Bernard Brault. archives La Presse) - image 3.0

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Paul Piché

Photo Bernard Brault. archives La Presse

L'escalier, Paul Piché

Juste avant d'fermer la porte

J'me d'mandais c'que j'oubliais

J'ai touché à toutes mes poches

Pour comprendre que c'qui m'manquait

C'était ni ma guitare

Ni un quelconque médicament

Pour soulager quelque souffrance

Ou pour faire passer le temps

Pis tout au long de l'escalier

Que j'ai descendu lentement

Parce que sans raison j'aurais r'monté

Parce que sans raison j'allais devant

J'étais tout à l'envers

Parce que c'qui m'manquait

C't'ait par en-dedans

J'me sentais seul comme une rivière

Abandonnée par des enfants

Et pis le temps prenait son temps

Prenait le mien sur son chemin

Sans s'arrêter, sans m'oublier

Sans oublier de m'essouffler

Y'a pas longtemps j'étais petit

Me voilà jeune et plutôt grand

Assez pour voir que l'on vieillit

Même en amour, même au printemps

Alors voilà je me décris

Dans une drôle de position

Les yeux pochés et le bedon

La bière sera pas la solution

J'aimerais plutôt que cette chanson

Puisque c'est de ma vie qu'il est question

Finisse un soir dans ma maison

Sur un bel air d'accordéon

Pis les enfants c'est pas vraiment vraiment méchant

Ça peut mal faire ou faire mal de temps en temps

Ça peut cracher, ça peut mentir, ça peut voler

Au fond, ça peut faire tout c'qu'on leur apprend

Mais une belle fin à cette chanson

M'impose de dire c'que j'aurais dit

Si j'avais pas changé d'avis

Sur le pourquoi de mes ennuis

Ben oui, j'allais pour me sauver

Vous dire comment faut être indépendant

Des sentiments de ceux qu'on aime

Pour sauver l'monde et ses problèmes

Qu'il fallait surtout pas pleurer

Qu'à l'autre chanson j'm'étais trompé

Comme si l'amour pouvait m'empêcher

D'donner mon temps aux pauvres gensMais les héros c'est pas gratis

Ça s'trompe jamais, c't'indépendant

La gloire paye pour les sacrifices

Le pouvoir soulage leurs tourments

Ben oui, c'est vous qui auriez pleuré

Avec c'que j'aurais composé

C'est une manière de s'faire aimer

Quand ceux qu'on aime veulent pas marcher

J'les ai boudés, y ont pas mordu

J'les ai quittés, y ont pas bougé

J'me sus fait peur, j'me sus tordu

Quand j'ai compris ben chu r'venu

J'les ai boudés, y ont pas mordu

J'les ai quittés, y ont pas bougé

J'me sus fait peur, j'me sus tordu

Quand j'ai compris ben chu r'venu

Quand j'ai compris que j'faisais

Un très très grand détour

Pour aboutir seul dans un escalier

J'vous apprends rien quand j'dis

Qu'on est rien sans amour

Pour aider l'monde faut savoir être aimé

J'vous apprends rien quand j'dis

Qu'on est rien sans amour

Pour aider l'monde faut savoir être aimé

L'amour existe encore, Luc Plamondon

Quand je m'endors contre ton corps

Alors je n'ai plus de doutes

L'amour existe encore.

Toutes mes années de déroute

Toutes, je les donnerai toutes

Pour m'ancrer à ton port

La solitude que je redoute

Qui me guette au bout de ma route

Je la mettrai dehors

Pour t'aimer une fois pour toutes

Pour t'aimer coûte que coûte

Malgré ce mal qui court

Et met l'amour à mort

Quand je m'endors contre ton corps

Alors je n'ai plus de doutes

L'amour existe encore

L'amour existe encore.

On n'était pas du même bord.

Mais au bout du compte on s'en fout

D'avoir raison ou tort.

Le monde est mené par des fous

Mon amour il n'en tient qu'à nous

De nous aimer plus fort.

Au-delà de la violence!

Au-delà de la démence!

Malgré les bombes qui tombent

Aux quatre coins du monde.

Quand je m'endors contre ton corps

Alors je n'ai plus de doutes

L'amour existe encore

L'amour existe encore.

L'amour existe encore.

Pour t'aimer une fois pour toutes

Pour t'aimer coûte que coûte

Malgré ce mal qui court

Et met l'amour à mort.

Quand je m'endors contre ton corps

Alors je n'ai plus de doutes

L'amour existe encore

Marie Montpetit, ministre de la Culture du Québec... (Photo Edouard Plante-Fréchette, Archives La Presse) - image 4.0

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Marie Montpetit, ministre de la Culture du Québec

Photo Edouard Plante-Fréchette, Archives La Presse

Les choix de la ministre de la Culture

La ministre de la Culture Marie Montpetit nous a fait parvenir ses choix. Elle a trouvé l'exercice difficile, mais parmi tous les grands textes de la chanson québécoise, elle a choisi Quand les hommes vivront d'amour de Raymond Lévesque, Hymne à la beauté du monde de Luc Plamondon, Les rendez-vous de Gilles Vigneault et Tenir debout de Fred Pellerin.




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