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Livres et frissons: que lisent ceux qui nous font peur?

Sébastien Diaz... (photo Patrick Sanfaçon, archives La Presse)

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Sébastien Diaz

photo Patrick Sanfaçon, archives La Presse

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Ils adorent donner la frousse aux spectateurs, mais eux aussi aiment bien se procurer quelques frissons.

Sébastien Diaz, animateur et réalisateur de la websérie Terreur 404

Simetierre (1983) de Stephen King

«Une famille en deuil d'un jeune enfant décide de l'enterrer dans un cimetière indien qui ramène les morts à la vie... On a beaucoup parlé du It de Stephen King avec le succès entourant le film sorti cet automne, mais pour moi, Simetierre demeure son chef-d'oeuvre. Une oeuvre noire comme la nuit sur le deuil et la culpabilité que l'auteur a lui-même voulu jeter à la poubelle, tellement il trouvait son manuscrit défaitiste et déprimant. Une réflexion sur la mort qui m'a empêché de dormir autant que le film que Mary Lambert en a tiré en 1989, véritable traumatisme cinématographique qui demeure le seul film à me terroriser encore aujourd'hui.»

Nightmare at 20,000 Feet (1984) de Richard Matheson

«Avant les Clive Barker, Stephen King et Patrick Senécal, il y a eu leur maître à penser, l'Américain Richard Matheson, roi de la nouvelle à faire frémir. Matheson a non seulement signé des classiques de la science-fiction et de l'horreur, c'est aussi lui qui a scénarisé les meilleurs épisodes de la mythique série Twilight Zone. Sa spécialité? L'épouvante qui débarque dans notre banal quotidien. Avec lui, un vol en avion vire au cauchemar, et un week-end en amoureux dans un gîte romantique se termine de façon mortelle.»

Troupe 52 (2016) de Nick Cutter

«Mon coup de coeur littéraire de l'année, qui raconte comment la sortie plein air d'une bande de scouts sur une île canadienne isolée est perturbée par l'arrivée d'un homme atteint d'un étrange virus. Un roman gore et viscéral qui rappelle les vieux films de body horror de David Cronenberg.»

Anouk Whissell... (PHOTO DAVID BOILY, archives LA PRESSE) - image 2.0

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Anouk Whissell

PHOTO DAVID BOILY, archives LA PRESSE

Anouk Whissell, coréalisatrice de Turbo Kid et de Summer of 84, film d'horreur présentement en tournage

Nuit d'étéLes fils des ténèbres et Les chiens de l'hiver (1991 à 2002) de Dan Simmons

«Ce triptyque que Dan Simmons a intitulé Elm Haven reste encore aujourd'hui l'oeuvre d'horreur qui m'aura donné le plus de frissons ! Sans trop en dévoiler, je recommande vivement ces trois lectures à ceux qui ont aimé It ou Stand by Me de Stephen King. À lire sous la couverture avec une lampe de poche ! Si vous voulez prolonger le plaisir, Dan Simmons a également repris l'un des personnages de sa trilogie dans Les feux de l'Eden

La servante écarlate (1985) de Margaret Atwood

«Puisqu'on parle d'horreur, j'aimerais également proposer La servante écarlate, une oeuvre dystopique terrifiante que tous devraient lire.»

Izabel Grondin... (Photo Bernard Brault, archives La Presse) - image 3.0

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Izabel Grondin

Photo Bernard Brault, archives La Presse

Izabel Grondin, réalisatrice des courts métrages La Table et Fantasme, en préparation de son premier long métrage

Le quartier des oubliés (2006) de Madeleine Robitaille

«J'ai tellement été pétrifiée que je voulais que ce soit le sujet de mon premier long métrage. C'est tout dire!»

Les 120 journées de Sodome (1785) du Marquis de Sade

«OK, ce n'est pas un roman d'épouvante, mais c'est tellement horrible, ce que les jeunes esclaves subissent, que c'est autant, sinon plus, efficace. Un de mes auteurs fétiches, pour toute la cruauté et l'horreur qu'il suscite sans que ce soit des romans d'horreur.»

Jarrett Mann... (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRéCHETTE, archives LA PRESSE) - image 4.0

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Jarrett Mann

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRéCHETTE, archives LA PRESSE

Jarrett Mann, président-fondateur du festival Spasm, consacré au cinéma insolite et d'horreur

Le quartier des oubliés (2006) de Madeleine Robitaille

«Un peu comme The Mist de Stephen King, ce qui est épeurant dans Le quartier des oubliés ne provient pas des êtres surnaturels, mais plutôt des humains et ce qu'ils sont capables de faire lorsque leur survie en dépend... Presque tout le roman se déroule dans un huis clos. C'est étouffant, c'est laid, c'est cru, c'est gore, c'est bon!»

Déboires (2015) illustrations de Jeik Dion, récits de Dominique Carrier et Francis Ouellette

«Déboires est une bande dessinée illustrée par l'incomparable Jeik Dion. Le premier récit, Comble, est signé par Dominique Carrier, mais c'est surtout le deuxième qui m'a marqué, Le vidangeur par Francis Ouellette. Un genre de mélange entre l'histoire de Marv dans Sin City et la fameuse voiture dans Christine. Cette fois, c'est un vidangeur, accompagné de son fidèle camion, qui part pour une escapade de meurtres et de vengeance à la recherche d'une certaine rédemption. À la fin de la lecture, tu te sens sale. Très efficace!»

Le cinéma d'horreur (2008) de Jonathan Penner et Steven Jay Schneider

«Excellente rétrospective de l'histoire du cinéma d'horreur, du cinéma muet jusqu'aux classiques modernes comme The Shining ou Silence of the Lambs. Tout y est. Ce livre étudie le genre en termes thématiques, historiques et esthétiques. Très visuel comme livre, c'est rempli de belles grosses photos en couleurs, dont plusieurs prises sur les plateaux de tournage de films cultes. Aussitôt que tu commences à le feuilleter, c'est presque impossible de le redéposer. Un must absolu pour les fans de cinéma d'horreur.»

Edouard Bond... (photo Mélanie Baillargé, fournie par l'artiste) - image 5.0

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Edouard Bond

photo Mélanie Baillargé, fournie par l'artiste

Edouard Bond, écrivain, coscénariste du film d'horreur Game of Death

The Haunted Vagina (2006) de Carlton Mellick III

«Avec un titre comme ça, ce qui pourrait ressembler à une grosse farce devient, avec les mots et le style hors normes de Mellick, une histoire d'amour effrayante où un homme doit littéralement affronter les fantômes qui se cachent dans le vagin de son amoureuse.»

The Girl Next Door (1989) de Jack Ketchum

«Inspiré d'un fait divers sordide des années 60, c'est Stand by Me qui rencontre une version ultra-violente d'Aurore, l'enfant martyre. La première phrase du roman crisse déjà la chienne: "You think you know about pain?




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