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Ovni littéraire: un premier roman écrit par 18 auteurs suisses

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Agence France-Presse
Paris

Qui se souvient de la romancière suisse Esther Montandon, auteure de Piano dans le noir (1953) ou Trois grands singes (1970)? Pas de souvenir? Normal, cet écrivain n'a jamais existé même si elle publie mercredi son premier roman.

Vivre près des tilleuls, livre ovni de la rentrée littéraire en France, est en fait l'oeuvre de 18 jeunes auteurs suisses qui signent malicieusement sous le pseudonyme l'Ajar (Association des jeunes auteurs romands), en référence au nom d'emprunt choisi par l'auteur français Romain Gary pour plusieurs de ses romans.

Le livre, publié chez Flammarion, aurait pu être un simple canular. Le récit retrouvé d'une certaine Esther Montandon. Mais le collectif a préféré lever le masque en arguant «qu'une femme qui n'a jamais existé peut être l'auteure d'un livre qu'elle n'a pas écrit».

Créée en 2012, l'Ajar compte 18 jeunes auteurs dont plusieurs comme Aude Seigne, Fanny Wobmann ou Guy Chevalley ont déjà été publiés. Le récit d'Esther Montandon, soi-disant exhumé par le dépositaire des archives de la romancière, se présente comme le journal d'une femme qui raconte sa difficulté d'enfanter, la naissance finalement de sa fille, sa joie vite ternie par la mort accidentelle de son enfant.

Avant de lire la postface où le pot-aux-roses est dévoilé, le lecteur est complètement dupe. Happé par le récit, à aucun moment il ne peut se douter que les courts chapitres qu'il est en train de lire ont été rédigés, «une nuit de grillons et de rhum», par une bande de copains, réunis par la confiance et l'amitié.

«Écrire un roman en une nuit, l'idée nous amusait et nous effrayait. Une auteure allait prendre vie sous nos yeux», explique le collectif.

De fait ce roman montre le pouvoir de la littérature sur le réel. «Nous avons pris conscience qu'un récit, pour s'incarner, n'a pas toujours besoin d'être en adéquation avec le vécu», affirment les jeunes écrivains. «La fiction n'est absolument pas le contraire du réel».

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