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Lectures d'été: des romans à lire... partout!

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LoveStar, d'Andri Snaer Magnason

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La Presse

Les vacances arrivent à grands pas, c'est le temps de se faire un plan de lecture. Voici les suggestions des journalistes de La Presse. Des livres aux thèmes et aux ambiances diversifiés, qui peuvent s'accorder à tout type de destination.

GASPÉSIE

Des romans longs et prenants ou mélancoliques, qui s'accordent bien avec l'atmosphère de bout du monde de la péninsule.

LoveStar, d'Andri Snaer Magnason, Alto, 376 pages

Cette brillante dystopie islandaise, publiée aux Éditions Zulma l'an dernier, avait reçu le Grand Prix de l'Imaginaire. Voilà qu'on la redécouvre chez l'éditeur de Québec Alto avec une nouvelle couverture, singulière et attirante. L'imagination débridée de l'auteur y suit les traces de deux jeunes amoureux qui refusent de se soumettre aux règlements d'une société futuriste, régie par des systèmes ultra-sophistiqués. Un premier roman drôle et provocateur sur les dérives absurdes de la technologie. - Laila Maalouf

Hors cadre, de Stefan Ahnhem, Albin Michel, 572 pages

Le polar suédois est devenu un genre en soi: un savant mélange de meurtres sanglants, de préoccupations sociales et de difficultés matrimoniales. Hors cadre, de Stefan Anhhem, ne fait pas exception. Cette fois-ci, on parle d'intimidation. Deux anciennes brutes de la cour d'école sont retrouvées assassinées de façon répugnante. Vengeance ? L'auteur multiplie habilement les fausses pistes, le suspense s'intensifie dans un récit marqué par les regrets. Le lecteur en ressort ébranlé. - Marie Tison

Sans nouvelles de toi, de Joy Fielding, Éditions Michel Lafon, 364 pages

Lors d'un séjour dans un hôtel idyllique du Mexique, une enfant de deux ans disparaît. On ne la retrouvera jamais. Quinze ans plus tard, alors que sa mère, son père et sa soeur tentent de refaire leur vie, une jeune fille refait surface, prétendant être celle qu'on a tant cherchée. Entre San Diego, Rosarito et Calgary (!), Joy Fielding arrive à créer un bon suspense, mais dont on ne se souviendra hélas pas très longtemps. - Sophie Ouimet

Mishenka, de Daniel Tammet, Éditions Les Arènes, 237 pages

Qui a dit qu'une partie d'échecs pouvait être ennuyante? Celle entre Gelb et Koroguine décrite dans ce roman de Daniel Tammet est digne d'un suspense. Le café consommé, les cigarettes fumées, les mouvements sur l'échiquier, bref, chaque détail est passé au peigne fin, faisant en sorte que nous sommes littéralement transportés dans cet événement de l'Union soviétique des années 60. Une réussite et un bonheur de lecture. - Maryse Tessier

L'île au Canot, de Claude-Emmanuelle Yance, Lévesque, 187 pages

Une histoire d'un autre temps au Québec avec le fleuve et la religion comme obsessions. L'eau et le feu. Jaloux de son frère cadet, gérant mal ses élans de violence, Jérémie croit être la réincarnation de Caïn. Il prend la fuite, et pas qu'une fois. Les malheurs semblent le suivre partout, même remarié, même loin du fleuve. Écriture qui coule bien, simple, sachant mettre l'émotion de l'avant sans mélo. Une histoire d'amour aussi, et de rédemption. - Mario Cloutier

Le lecteur de cadavres, d'Antonio Garrido, Grasset/Le Livre de poche, 751 pages

Prenez un thriller de type CSI. Transposez-le dans la Chine au Moyen-Âge. Ajoutez un jeune homme qui doit surmonter un obstacle après l'autre pour améliorer son sort. Parsemez le tout de détails sur la vie quotidienne d'un monde tout à fait exotique, où le fromage est un aliment «répugnant», mais où on dort entre des tas d'immondices. Dépaysant et palpitant. - Charles Côté

Les petits vieux d'Helsinki se couchent de bonne heure, de... - image 2.0

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Les petits vieux d'Helsinki se couchent de bonne heure, de Minna Lindgren

OLD ORCHARD

Des livres légers ou des polars enlevants, à lire entre deux séances de bronzage.

Les petits vieux d'Helsinki se couchent de bonne heure, de Minna Lindgren, Calmann-Lévy, 320 pages

Ils sont craquants, ces personnages en quête de bonheur avant de passer l'arme à gauche. Or, à la maison de retraite Bois du Couchant, ils font face à des obstacles de taille. Mélangez des robots déréglés comme dans Westworld, un environnement contrôlé comme dans 1984, des situations burlesques à la Symphorien, et vous aurez une idée de l'ambiance déjantée des lieux. Si ce livre était un aliment, ce serait une Sloche de chez Couche-Tard: très sucré, gèle le cerveau et irrésistible! - André Duchesne

Lavage à froid uniquement, d'Aurore Py, Éditons de l'Aube, 272 pages

Alors qu'on s'attend à un énième livre sur une mère au bord de la crise de nerfs, ce livre se transforme en un roman policier quand la protagoniste déprimée de 37 ans - qui ne travaille plus comme urgentiste pour s'occuper de ses trois enfants - découvre un meurtre. Elle remettra alors en question son mariage et ses liens familiaux. Ce roman haletant se lit facilement d'une page à l'autre, à la plage, entre deux distractions. - Émilie Côté

Brunetti entre les lignes, de Donna Leon, Calmann-Lévy, 306 pages

Quel régal que de plonger dans une nouvelle enquête du commissaire Brunetti pour s'évader dans les canaux et les ruelles de Venise, à défaut de pouvoir y aller ! Donna Leon nous entraîne cette fois-ci au sein d'une prestigieuse bibliothèque de la Sérénissime, réputée pour sa collection de livres rares et anciens. Lorsque des ouvrages sont subtilisés, le commissaire est chargé de remonter la piste d'un chercheur. Une incursion prenante dans l'univers des collectionneurs. - Laila Maalouf

Le reste de leur vie, de Jean-Paul Didierlaurent, Édito, 260 pages

Une équipée en corbillard avec un gentil thanatologue et sa grand-mère et une fougueuse aide à domicile et un de ses bénéficiaires. Après Le liseur du 6h27, l'auteur revient avec un autre roman chaleureux et empathique. Même s'il tarde avant d'entrer dans le vif du sujet et manque un peu d'originalité - il y a beaucoup de Gavalda et de Foenkinos ici -, il signe quand même un sympathique roman intergénérationnel et humain. - Josée Lapointe

Désolée, je suis attendue, d'Agnès Martin-Lugand, Michel Lafon, 379 pages

Dans ce quatrième roman, Agnès Martin-Lugand met en scène une femme de 35 ans qui ne vit que pour son travail. Cette frénésie cache une blessure : Marc, l'homme de sa vie, est parti 10 ans auparavant sans Iaisser d'adresse. Quand il revient, il démolit la muraille que Yaël a bâtie autour d'elle pour se protéger de l'amour. Ce roman à l'eau de rose et un peu cliché se lit facilement, le cerveau peut rester en vacances. - Michèle Ouimet

Un papillon dans la tempête, de Walter Lucius, Éditions du Masque, 525 pages

Trouver une fillette laissée pour morte sur une route a de quoi être choquant. Mais découvrir que la victime de ce délit de fuite est en réalité un jeune garçon paré d'une robe trouble profondément la journaliste Farah Hafez, lui faisant craindre l'arrivée aux Pays-Bas d'une pratique barbare de son Afghanistan natal. Ce premier roman est un polar classique, efficace, qui donne envie de plonger dans les deux autres tomes de cette trilogie. - Pierre-André Normandin

Vivant, où est ta victoire?, de Steve Toltz... - image 3.0

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Vivant, où est ta victoire?, de Steve Toltz

HAWAII

Des livres brillants, fantaisistes ou sulfureux qui nous font voyager loin.

Vivant, où est ta victoire?, de Steve Toltz, Belfond, 450 pages

L'écriture pyrotechnique de Steve Toltz survit à la traduction. Une bonne chose, car on ne lira pas ce roman australien pour son intrigue, mais pour la vivacité du portrait de l'antihéros Aldo Benjamin, malchanceux chronique qui accumule les échecs avec un masochisme qui force l'admiration. Livre sur la littérature et l'amitié, Vivant, où est ta victoire ? multiplie les observations féroces sur les artistes autant que les surfeurs. Une comédie d'une rare noirceur dont le souffle nous subjugue autant qu'il nous exaspère par moments. - Jean-François Bégin

On dirait nous, de Didier van Cauwelaert, Albin Michel, 368 pages

Deux trentenaires vivant d'amour et d'eau fraîche reçoivent une proposition singulière d'un couple de personnes âgées. La vieille femme, dont les jours sont comptés, aimerait se réincarner dans leur futur enfant. Malgré certaines réticences, les jeunes tourtereaux laisseront entrer dans leur vie les nonagénaires. Ceux qui aiment les récits fantaisistes, loin du cynisme ambiant, seront servis avec ce nouveau roman de l'auteur à succès Didier van Cauwelaert. - Véronique Lauzon

Paul-Émile Victor - J'ai toujours vécu demain, de Daphné Victor et Stéphane Dugast, Robert Laffont, 471 pages

Au XXe siècle, trois hommes marquent le monde francophone de l'exploration et de la vulgarisation scientifique: Jacques-Yves Cousteau pour les océans, Haroun Tazieff pour les volcans et Paul-Émile Victor pour les régions polaires. Cette biographie trace un portrait admiratif, mais non complaisant, d'un homme qui a trouvé sa voie en Arctique mais qui a fini sa vie en Polynésie. Le récit vise surtout un public français, mais il touchera aussi ceux qui s'intéressent à l'exploration polaire. - Marie Tison

Histoire de petite fille, de Sacha Sperling, Seuil, 260 pages

Mona a 16 ans et partage avec sa mère et son amant parasite un bungalow d'une banlieue modeste de San Diego. Elle rêve de fric et de gloire. Délurée, elle découvre vite son pouvoir auprès des hommes. Elle utilise celui qui l'alimente en herbe pour se rendre à Los Angeles, convainc un producteur de lui faire faire un bout d'essai, devient vite par son audace la porno-star Holly. C'est la phase un de son plan d'affaires. - Rudy Le Cours

Le vol de l'oiseau mécanique, de Cary Fagan, À l'étage, 188 pages

Comment Benjamin Kleeman, 14 ans, qui habite dans le quartier juif de Toronto pendant la crise économique des années 30, a rencontré l'amour et découvert la magie. Personnages secondaires colorés mais crédibles, portrait sensible de l'immigration et de l'intégration, on redécouvre avec ce charmant roman d'apprentissage le plaisir de (bien) se faire raconter une histoire. Un roman grand public, intelligent et vraiment divertissant. - Josée Lapointe

Le heavy metal, de Jacques de Pierpont et Hervé Bourhis... - image 4.0

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Le heavy metal, de Jacques de Pierpont et Hervé Bourhis

BARCELONE

Des livres urbains et contemporains, en phase avec l'énergie de la capitale catalane.

Le heavy metal, de Jacques de Pierpont et Hervé Bourhis, Le Lombard, 70 pages

Aucun groupe heavy metal n'a eu autant de succès que Metallica avec son album noir, paru en 1991. Curieusement, Le heavy metal, petit bouquin illustré de Jacques de Pierpont et Hervé Bourhis, passe vite sur ce phénomène. En revanche, le livre retrace de manière divertissante et avec un sérieux certain la trajectoire d'un genre musical encore très prisé et aux ramifications diverses. À lire dans l'avion, au chalet ou sur le bord de la piscine. - Alexandre Vigneault

Le Cercle, de Dave Eggers,  Gallimard, 528 pages

Dans un avenir proche, une start-up du web, le Cercle, avale Google, Facebook, Twitter, pour devenir l'ultime réseau social. Mae Holland y est embauchée et adhère au credo de la communication permanente: «Les secrets sont des mensonges. Partager, c'est aimer. Garder pour soi, c'est voler.» Autour d'elle, certains s'inquiètent: s'agit-il d'une nouvelle tyrannie? Ce thriller hypermoderne vous incitera à lâcher un peu Facebook pour profiter de vos vacances... pendant que vous le pouvez encore. - Vincent Larouche

Les fondamentaux de l'aide à la personne revus et corrigés, de Jonathan Eviston, Monsieur Toussaint Louverture, 352 pages

Après un sale coup du destin, Benjamin s'est cloîtré dans le chagrin. Arrivé au bout de ses maigres économies, l'ex-père au foyer ne peut faire autrement que de se trouver un emploi. C'est ainsi qu'il rencontrera Trev, un garçon handicapé physiquement, mais d'aplomb mentalement. Leur quotidien sera chambardé par un audacieux road trip. Avec son style vif, sa plume agile, Jonathan Evison explore avec humour la sensibilité de gens hors normes. Une adaptation de ce roman sera présentée sur Netflix à compter du 24 juin.  - Christiane Desjardins

Monogamies ou comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle, de Jolène Ruest, XYZ, 220 pages

Incursion dans l'intimité de la génération Y avec Jolène, mélomane montréalaise qui accumule les lendemains de veille et qui porte le même prénom que la célèbre chanson de Dolly Parton. Entre les explorations sexuelles et l'amitié, on suit Jolène dans sa quête pas du tout triste pour redéfinir les codes de l'amour. Urbain, impertinent, parfois maladroit et plutôt vulgaire, ce premier roman ne manque pas de fougue et s'adresse aux lecteurs plus aventureux. - Josée Lapointe

La doublure, de Meg Wolitzer, Rue Fromentin, 256 pages

L'ambition de Joseph Castleman a-t-elle grugé de l'intérieur le couple qu'il formait avec Joan, son ancienne étudiante ? Grand écrivain à la renommée internationale, Joe est aussi un narcissique qui fait passer sa carrière avant tout le reste, y compris ses propres enfants. En filigrane, Meg Wolitzer propose ses réflexions sur la littérature des femmes et la difficulté de faire entendre leur voix, toujours considérée comme mineure. Un roman fin et intelligent par l'auteure de l'excellent Les intéressants. - Nathalie Collard

TOSCANE

Des oeuvres élégantes qui dégagent une odeur d'histoire et de culture.

La vocation, de Sophie Fontanel, Éditions Robert Laffont, 336 pages

Deux vies, deux destins, deux époques. Tout d'abord celui de Méliné, émigrée arménienne qui débarque en France en 1923, une page du magazine Vogue dans sa manche. Près de 80 ans plus tard, sa petite-fille Sophie Fontanel devient directrice de la mode du magazine féminin Elle. Les chapitres alternent entre le passé et le présent, le récit est bien écrit, les personnages sont attachants, les anecdotes nombreuses et le ton parfois nostalgique. La vocation, celle de l'élégance, est un vrai plaisir. - Olivia Lévy

Un fauteuil sur la Seine, d'Amin Maalouf, Grasset, 336 pages

Si les hommes sont mortels, les institutions courtisent l'Éternité. Depuis 400 ans, l'Académie française a survécu aux changements de régime, aux guerres et aux révolutions pour se consacrer à l'enrichissement de la langue et la culture françaises. Avec ce livre, l'académicien, introduit en 2012 sous la coupole, raconte la grande histoire d'une nation à travers le destin des illustres personnages qui l'ont précédé au fauteuil 29, dont Claude Lévi-Strauss, Henry de Montherlant, André Siegfried. Fascinant et romanesque. - Luc Boulanger

Le journal du Diable, de Robert K. Wittman et David Kinney, Michel Lafon, 489 pages

Éminence grise du parti nazi, Alfred Rosenberg fut un des artisans discrets de l'Holocauste. Il ne fut pas aussi célèbre que Himmler, Göring ou Goebbels, mais finit néanmoins au bout d'une corde après le procès de Nuremberg, sans avoir exprimé le moindre remords. Ce livre le raconte, mais aussi la longue traque pour retrouver son journal intime. Entre biographie et enquête policière, un angle différent sur la consternante mécanique de l'idéologie hitlérienne. - Jean-Christophe Laurence

Indécence manifeste, de David Lagercrantz, Actes Sud, 384 pages

Déjà relatée en 2014 dans le film The Imitation Game de Morten Tyldum, l'histoire d'Alan Turing, ce mathématicien anglais homosexuel qui décoda les messages nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, est reprise par David Lagercrantz (Millenium 4) dans ce polar bien ficelé. Sans élucider la mort mystérieuse de Turing, en 1954, à la suite d'un procès dévastateur pour le scientifique, l'auteur suédois nous plonge dans une page sombre de l'Angleterre puritaine, paranoïaque et homophobe de cette époque. - Éric Clément

L'été avant la guerre, de Helen Simonson, NiL, 639 pages

L'humour sec de la haute bourgeoisie. L'aristocratie inaccessible. Une maîtresse d'école désargentée mais émancipée. Un oncle diplomate qui retarde ses vacances pour éteindre les feux allumés par un assassinat à Sarajevo. Et finalement les réfugiés belges et l'horreur des tranchées. Helen Simonson a connu du succès en pub avant de se mettre à écrire pendant que son mari banquier gagnait leur vie. La cinquantaine lui a apporté le succès. Ce deuxième roman comblera les amateurs de britannica. - Mathieu Perreault

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